2019

C’est le nom d’un billet posté sur mon site web Plastique et Câbles sous-marins lequel suggère que soient utilisés nos CD et DVD usagés respectifs pour fabriquer la couche de polycarbonate des câbles sous-marins et pour commencer du câbles Dunant qui sera bientôt mis en place par Google en collaboration avec Orange.

J’ai mis en place un formulaire en ligne qui permet à tout détenteur de CD et DVD usagés de manifester son souhait de voir son stock recyclé à cette fin. La collecte pourrait se faire dans les boutiques Orange disséminées partout en France.

Une première participation de 1040 CD/DVD usagés est visible sur la page des participations. La mienne.

L’idée d’une science des bugs a été soumise la première fois par mes soins sur mon blog ici : http://borisperchat.fr/boris/a-quand-une-science-pour-les-bugs/ puis sur mon fil twitter ce qui a suscité l’attention de 2 utilisateurs twitter amis : https://twitter.com/jcunniet/status/1203353530582622209

Avant ces publications j’en ai parlé à un informaticien qui m’a confirmé qu’il n’en existait pas à sa connaissance mais qu’il s’agirait donc de la créer.

Et pourquoi pas après tout ?

Que diriez-vous d’attribuer à cette idée son propre site web où nous pourrions collectivement réfléchir et discuter de ses principes fondateurs.

Il lui serait alors attribué le nom de domaine science-des-bugs.fr.

Si vous êtes partant pour devenir co-créateur du site web science-des-bugs.fr puis ensuite de délibérer des principes fondateurs d’une science des bugs, merci de manifester votre intention en commentaire ci-dessous ou par le biais de ma page de contact.

Une fois que nous aurons constitué un petit groupe de travail, j’ouvrirai un espace de discussion privé sur science-des-bugs.fr où nous pourrons commencer nos discussions en commun.

Il me semble en première piste de travail qu’une telle science serait à la croisée de l’informatique et des sciences humaines… nous débattrons de ce point.

Un mot sur les finances : la réservation du nom de domaine science-des-bugs.fr nécessitera le versement de 6 € TTC. Pour ouvrir l’hébergement et commencer la publication de page, il faudra compter 1 € HT par mois pendant la première année puis 8 € HT par mois les années suivantes. C’est relativement indolore mais je vous présenterai néanmoins un mode de financement collaboratif original déjà éprouvé par ailleurs et qui fonctionne.

Un mot sur les droits de création qui s’en suivront : Je suis à l’origine d’une licence des oeuvres de l’esprit intitulée ‘Richesse collaborative universelle’ qui pourra être sollicitée pour encadrer nos contributions respectives sur le site web science-des-bugs.fr. Cette licence est adaptée pour ce qui sera à terme de faire de nos travaux en faveur d’une science des bugs, une richesse universelle au service du bien commun.

Pourquoi n’existe-t-il pas de sciences des bugs ? J’entends des bugs informatiques. Ils sont concomitants de l’informatique et pour autant toujours pas acceptés comme tel. Est-ce dû au fait que les bugs sont une réalité « cachée » par les boites de dev informatique à leurs clients ? Cette explication me convainc à moitié mais faute de mieux… Est-ce l’#IA sera dépourvue de bugs ? De mon point de vue cela me parait impossible.

Il existe des biais cognitifs et des biais cultures. Il pourrait exister ce que nous pourrions nommer des biais civilisationnels. Il y en a un auquel je pense : nous sommes la civilisation la plus avancée du fait que nous sommes la dernière civilisation en date. Et son corollaire : nous sommes une civilisation immortelle.

On ne peut pas attendre de se comprendre totalement -et même si nous avons néanmoins la responsabilité de nous y atteler autant que possible- pour envisager de nous rejoindre et de construire ensemble face à la crise du plastique une réponse menée à une échelle inédite, tout à la fois collaborative et universelle.

Les premiers constats effectués par les scientifiques d’une pollution par le plastique des océans remontent aux années 70 puis ensuite aux années 90 avec la découverte d’un vortex de déchets dans l’océan Pacifique nord qui sera appelé communément le 7ème continent. Or nous avons tardé à prendre véritablement au sérieux ces avertissements aussi bien du côté des entreprises que des consommateurs. Nous sommes allés trop loin dans l’inaction et nous ne pourront résorber celle-ci qu’en adoptant une attitude résolument et délibérément orientée vers la collaboration, et même si donc nous estimons ne pas avoir tous les éléments en main pour nous comprendre et nous rejoindre.

Nous avons tardé parce que notre sensibilité aux enjeux environnementaux et planétaire n’était pas suffisante mais aussi et surtout parce que nous avons été animés collectivement par une volonté, aussi bien du côté des consommateurs que de celui des entreprises, de préserver et de favoriser nos intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général.

Le risque est encore aujourd’hui grand que nous adoptions ce travers. En fait c’est la voie que nous empruntons une nouvelle fois.

Alors c’est sûr il ne se passe pas une semaine sans que des entreprises fassent des annonces sur ses intentions de bannir ou de réduire le plastique de ses produits à telle échéance et cela va produire des résultats, cela va participer à résorber l’émission de plastique dans la nature, mais il n’en demeure pas moins que ce sont aussi des tentatives inavouées de préserver pour chacune d’entre elles leur image autant que leur réputation auprès des actionnaires et autres parties prenantes c’est à dire de préserver leurs marges, leurs profits et les dividendes à reverser.

Bien sûr il y a des entreprises qui sont pour autant animées d’une vision et d’une volonté authentique de changer d’attitude vis à vis du plastique pour léguer aux prochaines générations un monde préservé d’une pollution par le plastique aujourd’hui galopante mais celles-ci restent néanmoins minoritaires. Il y a également des entreprises qui se sont mises d’accord à plusieurs pour entamer des changements.

Qu’à cela ne tienne au contact des entreprises et consommateurs animés d’une démarche plus authentique, les entreprises animées d’une volonté unilatérale de perpétuer leurs seuls intérêts propres pourront effectuer leur prise de conscience en cheminant et effectuées par voie de conséquence une mutation aussi bien de leur culture et de leurs pratiques. Elles ne peuvent être fustigées pour ce qu’elles sont mais acceptées car nous les avons autorisées à notre façon en consommant leurs produits.

Dans le monde en transition qui est le notre on ne peut pas décider de ceux qui ont le droit d’atteindre les rivages du nouveau monde en construction et ceux qui doivent rester sur la berge. Une transition implique que les plus avancés se tournent vers ceux qui ont pris du retard, les ressources et compréhensions de ces derniers pouvant de manière insoupçonnée servir à atteindre la berge d’en face.

Ce à quoi nous pouvons nous attendre c’est qu’une mise en commun tout à la fois de nos efforts, de nos compréhensions et de nos connaissances vis à vis du plastique et de la crise qui sévit autour de celui-ci produise une solution qui n’aurait pas la même portée s’il avait été le fait d’intelligences éparses, séparées et contradictoires, investis à produire des solutions orientées vers la seule satisfaction de leurs intérêts particuliers.

La pollution par le plastique est un fléau autant qu’une pandémie. Non seulement elle se répand partout aux 4 coins de la planète mais là où elle se répand, elle s’immisce et contamine le vivant à des échelles de mesure toujours plus fines atteignant jusqu’à l’échelle atomique comme le démontre les nano-plastiques. Elle atteint et perturbe aussi bien le règne minéral, végétal, animal que le règne humain. Elle est une remise en question globale nous obligeant à repenser aussi bien de nos modes de production et de consommation, nos habitudes alimentaires que nos certitudes sur des technologies que nous pensions installées pour des décennies et qui étaient censées nous préserver justement de la pollution. Elle agit à une échelle à ce point étendue et inédite qu’aucune entreprise ne serait y répondre et s’en préserver en restant dans son coin quand bien même elle y consacrerait de façon cumulée les ressources de ses différents services : marketing, communication, RSE, recherche et production.

Soyons lucides : nous ne savons pas répondre à une problématique ayant pris une telle ampleur. Nous n’y avons jamais été confrontée et nous ne pouvons estimer y parvenir en nous contentant d’adopter des comportements habituels puisque ce sont justement ces comportements qui ont laissé s’instaurer la crise du plastique.

Une entreprise qui aurait décidé d’agir ainsi pourra certes obtenir des résultats qui lui seront profitables, et préserver ses parts de marché ou en gagner des nouvelles du fait d’une reconnaissance acquise auprès de ses clients, mais ces effets n’auront qu’un temps et finiront par retomber car elle ne pourra pas rivaliser seule avec une pandémie qui faut-il le préciser est inédite dans l’histoire de l’humanité et pour laquelle nous ne savons encore que peu de choses quant à ses effets à terme sur les éco-systèmes aussi bien naturels que ceux artificiels créés par l’être humain, en particulier l’économie mondialisée. Cette dernière est totalement dépendant de l’écosystème naturel dont elle est issue et dépend directement. Or si l’écosystème naturel venait à s’effondrer en prise à une pollution plastique devenue hors de contrôle et comme cela est désormais en marche, l’entreprise qui viendra se targuer des résultats de sa politique en faveur d’une réduction ou disparition du plastique, n’aura même pas le temps d’en profiter dans un environnement général en décomposition et qui finira par l’engloutir.

On ne peut pas attendre de voir apparaitre les premiers résultats à l’échéance de quelques années des nouvelles mesures que vont prendre les entreprises en faveur d’une réduction et d’une suppression du plastique dans leurs produits pour constater s’ils ont été suffisants ou insuffisants sur la pollution et envisager dans le 2eme cas de corriger le tir. Nous n’avons plus ce temps devant nous.

Voici quelques points supplémentaires qui ajoutent à la complexité de la situation à laquelle nous sommes confrontés :

  • nous voulons voir apparaitre en tant que consommateurs des résultats rapides quand les entreprises elles ne peuvent engager des changements qui n’ont pas été au préalable pensés dans une planification stratégique pluriannuelle laquelle réclame du temps de mise en place ;
  • nous attendons que le plastique soient remplacés sans délais par des matériaux plus naturelles, moins polluants et recyclables tels que le carton, le verre ou les matières végétales ce qui va occasionner un accroissement exponentiel de la demande envers ces matériaux et les placer par voie de conséquence dans une logique non plus seulement industrielle mais productiviste et intensive susceptible de créer de nouvelles déconvenues que nous n’avons pas anticipé mais que nous ne manquerons pas de fustiger après coup en tant que consommateurs et de reprocher aux entreprises fabricantes ou distributrices (accroissement du coût de production notamment qui sera répercuté sur le prix de vente ainsi que fragilisation des environnements naturels d’où seront extraits les matériaux naturels et du fait qu’ils seront soumis à une pression nouvelle et inédite jusqu’à lors) ;
  • nous éprouvons du ressentiment envers les entreprises qui jusqu’à lors ont exploité le filon du plastique sans retenu avec les conséquences que l’on connait désormais sur le faune et la flore, les accusant de portée atteinte au vivant en oubliant que nous avons nous-mêmes contribué à cette catastrophe en achetant sans nous poser de questions et sans changer pendant longtemps nos comportements d’achat ;
  • nous exhortons les entreprises à changer les harcelants sur les réseaux sociaux notamment parce que nous n’arrivons pas nous-mêmes à faire face à notre propre impuissance face à ses enjeux nous confortant dans l’illusion commode qu’il y a des acteurs plus responsables que d’autres et alors que là encore nous avons nous-mêmes contribué à cette catastrophe en achetant sans nous poser de questions et sans changer pendant longtemps nos comportements d’achat ;
  • les entreprises baignant dans l’environnement concurrentiel qui est le leur se sentent pressées d’agir en faveur d’une suppression ou réduction du plastique dans leurs produits en initiant des mesures qui reprennent le plus souvent les demandes des consommateurs et clients exprimées notamment sur les réseaux sociaux mais sans y faire référence ce qui revient à détourner et absorber leurs idées et à se couper de la chaine de connaissance à laquelle elles appartenaient, à atténuer irrémédiablement leur portée et à décourager les consommateurs de devenir des sources émettrices et collaboratrices au service de l’intérêt général et alors que leur intelligence tout autant que leur implication sur le terrain est indispensable à une meilleure compréhension et résorption de la crise du plastique

 

Le risque

Si nous n’agissons pas d’une manière concertée et collaborative, consommateurs et entreprises réunies et entreprises collaborant entre elles également, à une échelle qui sans faire l’impasse sur les intérêts individuels de chacun permettait de servir l’intérêt général, nous risquons très gros.

Je ne vais pas revenir sur le risque que fait peser la pollution plastique sur l’éco-système naturel qui mériterait pourtant une bonne mise au point et pour permettre à ceux qui n’ont pas encore pris la mesure du désastre de se mettre à la page mais vous faire part d’un risque que je vois pointer et auquel à ma connaissance il n’y a pas eu d’échos encore mise à part dans le reportage d’Envoyé Spécial du 7 novembre 2019 sur France 2.

Ce risque c’est la disparition au pire de l’alimentation telle que nous la connaissons aujourd’hui et au mieux de sa mise en concurrence avec un nouveau mode alimentaire qui viendra malmener des siècles de culture alimentaire et dissoudre la promesse dont elle aurait pu être l’héritage.

Ce risque c’est que nous passions d’une alimentation cuisinée à une alimentation automatisée qui sera le fait d’imprimantes alimentaires 3D.

Voici 2 pages web dont l’une est un article vulgarisateur et l’autre une présentation de différents modèles d’imprimantes pour vous aider à appréhender le phénomène.

Si nous manquons de résorber la crise du plastique il va arriver un temps où le constat d’une nécessité de se passer de façon drastique de celui-ci va poindre. C’est bien en effet notre dernière carte que nous jouons actuellement pour tenter de résorber enfin cette crise qui comme je l’ai exprimé plus haut sévit depuis les années 70 et pour laquelle nous n’auront plus prise si nous ne prenons pas à bras le corps le problème.

Loin de moi l’idée de vouloir prétendre que les imprimantes alimentaires 3D n’ont pas leur place dans le paysage alimentaire. Elles pourront se révéler être une ressource utile mais à défaut d’une solution apportée à la crise du plastique qui soit enfin efficace et intelligente, elles ne serviront pas seulement à compléter nos habitudes alimentaires ou à les étendre mais se substitueront à celles déjà inscrites de longue date dans notre quotidien. Un repas entier pourra être pris par leur truchement et sans aucune culpabilité pour ce qui relève du plastique comme c’est le cas actuellement lorsque l’on prépare son repas en 2019 d’une manière traditionnelle.

Le principal atout des imprimantes 3D : leurs matières premières alimentaires, c’est à dire les matières qui serviront à l’impression, seront fournis dans des contenants dénués de plastique.

Voulons-nous laisser à nos descendances un tel héritage ?

 

La solution à envisager

Il est indispensable que toute entreprise ou individu qui développe une solution pour faire face à la crise du plastique accepte que sa solution devienne une brique d’une solution plus grande. Ces solutions mises bout à bout formeraient alors un vivier de réponses mis à disposition et dans lequel toute entreprise pourrait venir puiser librement pour répondre à la problématique concernant le plastique qui est la sienne.

Chacune des solutions ainsi offertes serait en outre soumise à une amélioration constante par le jeu de contributions collaboratives.

Prenons l’exemple de la solution que j’ai soumise à Carrefour et à Danone et qui consiste à ce que les clients de Carrefour se dote d’une plastibelle, puis viennent déposer leurs emballages plastiques en magasin pour que ceux-ci soient stockés avant d’être remis à des solutions de recyclage, de réemploi et de réutilisation respectueuse du vivant, de la planète et des générations futures.

Cette solution pourrait être prise comme première brique de la solution universelle en constitution.

Elle est déjà soumise à une licence collaborative qui ouvre la possibilité pour tout à chacun de contribuer à son amélioration. Cette licence inventée par mes soins et intitulée ‘Richesse collaborative universelle’ pourrait être prise comme licence de référence à tout autre solution qui rejoindrait le vivier de solutions dont je parlais sachant que cette licence elle-même est soumise à la contribution des internautes qui souhaitent l’améliorer.

Le site web ‘Mission Zéro Plastique’ de Carrefour pourrait constituer une solution supplémentaire constitutive de la solution universelle ainsi entamée.

Et ainsi de suite.

Cet article est une copie conforme de celui paru sur mon site web Plastique mon amour!

 

Plutôt que d’enfouir ou d’incinérer 97% des emballages plastiques* (hors bouteilles et flacons en plastique) qui ne trouvent pas de destination de recyclage, je propose que nous les stockions chez nous individuellement dans un contenant dédié à cette fin que nous nommerions ‘Plastibelle’ (contraction des termes plastique et poubelle). La plastibelle n’a pas vocation à remplacer la poubelle de déchets ménagers habituelle mais à la compléter, à siéger à côté d’elle. Le stockage ainsi opéré doit être fait avec l’intention que les plastiques stockés trouvent le chemin d’une valorisation par recyclage, réutilisation ou réemploi respectueuse du vivant, de la planète et des générations futures.

C’est la démarche initiée par le présent site web Plastique mon amour!

C’est au détenteur des plastiques de remettre ses plastiques à de tels projets dont il est prévu qu’il soit recensés dans la rubrique PROJETS sur ce présent site web.

Aujourd’hui j’estime qu’il faut aller plus loin. Des projets de recyclage, réutilisation et réemploi existent en France mais ne courent pas nécessairement les rues. En outre les quantités remises doivent atteindre un certains volume pour être viables à l’attention de tels projets ce qui ne peut être le cas encore à ce stade. En conséquence le stockage effectué chez soi peut servir d’étape préparatoire à une étape de stockage qui aurait lieu de surcroit dans le magasin ou supermarché où a été acheté les produits qui ont donné lieu aux emballages. C’est à dire que les détenteurs particuliers ou entreprises qui décideraient de stocker chez soi leurs plastiques dans leur plastibelle, apporteraient leur plastiques d’une même résine de plastique au magasin ou supermarché en vue qu’un stockage de masse y soit opéré. Lorsqu’un projet de réemploi ou de réutilisation serait identifié, cette masse de plastique d’une même résine lui serait remise après un acheminement par camion opéré par la chaine de magasin ou de supermarché.

Un mot sur le volet du recyclage : les détenteurs de plastiques pourront envisager de sortir de leur plastibelle les plastiques dont on sait qu’ils subissent actuellement un recyclage (les flacons et les bouteilles en plastique) et de façon à alimenter les bacs jaunes de tri. Il ne s’agit de pas de se substituer à cette réalité. Le stockage de masse en magasin ou supermarché concerne bien donc spécialement tous les autres plastiques qui n’ont pas de destination de recyclage évidente et qui finissent enfouis ou incinérés. Idéalement cependant il serait utile que les organismes en charge du recyclage des flacons et bouteilles en plastique s’assurent que celui-ci soit opéré de façon la plus respectueuse possible à l’attention du vivant, de la planète et des générations futures.

Et s’il n’est pas identifié de projets de réutilisation et de réemploi respectueux du vivant, de la planète et des générations futures ? Il en existe peu ou prou qui pourraient s’en approcher ou qui le font déjà. Une recherche doit être faite à ce titre. Et il ne faut pas attendre qu’ils existent en répondant à ces critères précis pour commencer un stockage de masse. Les quantités stockées seront faites dans des conditions de durabilité suffisante pour être allouée ultérieurement à de tels projets lorsqu’ils verront le jour ou qui seront identifiés parce que déjà existants.

Enfin il restera à définir justement une sorte de cahier des charges qui définira ces critères de respectabilité en faveur du vivant, de la planète et des générations futures.

 

* Un français a produit en 2016 en moyenne 568 kg de déchets ménagers et assimilés

sur ces 568 kg, il trie 47,6 kg d’emballages alimentaires   

sur ces 47,6 kg, 31,1 kg sont constitués d’emballages en verre et 16,5 kg d’emballages en papier carton, acier, aluminium et plastique

En 2016, 56% des bouteilles et flacons en plastique sont recyclés en France, les autres plastiques le sont à hauteur de 3%

3% en 2016 contre 1% en 2015

La France recycle environ 30% de ses emballages plastiques ménagers (56 + 3 = 59 /2 = 29)

Le chiffre de 26,2% est plus couramment cité ce qui la place avant dernière d’un classement regroupant 30 pays européens

Que deviennent les emballages ménagers en plastique qui ne sont pas recyclés ? Ils sont soit incinérés (quand la collectivité dispose d’un incinérateur) soit enfouis sous terre pour des centaines d’années.

Enfin il faut savoir que la part des matières premières recyclées ne représenterait que 6 % dans la production de plastiques. Autrement dit sur 100 objets plastiques produits seuls 6 d’entre eux sont fabriqués à partir de plastiques recyclés.

Erratum du 28 novembre 2019 – Le 2ème paragraphe “De mon point de vue voici ce que je comprends.” devient “De mon point de vue voici ce que je comprends et qui n’a pas de rapport avec ce dont nous avons parlé mais relève de mon interprétation personnelle.

 

Bonsoir M. Swiderski,

Vous dire que j’ai été convaincu par vos propos hier soir à l’OpenAgriFood serait vous mentir. Je ne peux pas vous dire non plus que je n’ai pas été sensible à vos explications. Néanmoins un doute subsiste et j’aimerais me prêter au jeu de la transparence.

De mon point de vue voici ce que je comprends et qui n’a pas de rapport avec ce dont nous avons parlé mais relève de mon interprétation personnelle.

Vous êtes tenus chez Carrefour de rendre des comptes auprès de vos actionnaires et donc lorsque que des internautes et utilisateurs de twitter vous interpellent pour prendre en compte davantage que vous ne faisiez jusqu’à lors la crise du plastique vous vous sentez obligé de réagir.

Les tweets récurrents de vos clients et consommateurs vous déstabilisent. Vous ne savez précisément quelle stratégie adoptée. Vous y répondez autant que possible mais sans vraiment convaincre et le plus souvent en confortant ceux-ci dans la nécessité de poursuivre le harcèlement sur ces questions. Vous vous sentez désarmé. Arrive alors un client de votre enseigne qui ayant longtemps réfléchit à la crise du plastique et effectuant chaque semaine ses courses dans vos établissements, vous invite à répondre à des questions relatives à ses emballages plastiques qu’il a décidé de stocker plutôt que de jeter à la poubelle. Il vous questionne sur leur composition car il envisage de les utiliser à des projets 3R. Vous comprenez que ces tweets qui à chaque fois notifie votre compte Carrefour Farce vont être nombreux vous plongeant un peu plus dans la confusion. La nécessité de réagir se fait alors encore plus pressente que ne l’était. Vous êtes acculés, obligés de réagir sans délais. Son approche vous séduit y compris le volet collaboratif mais vous ne vous sentez pas d’y participer car elle est inhabituelle tant sur le fond que sur la forme et ne répond aux codes avec lesquels vous êtes familiers. Vous vous questionnez vous sentez presque prêt à y répondre mais vous vous dégonflez. Vous ne pouvez pas cautionner une originalité aussi originale. Son approche cependant à mis le doigt sur quelque chose qui ne cesse d’appuyer et vous chatouille : son approche collaborative et son idée qu’il n’y a pas de réponse évidente et qu’une réponse collective constituée de la contribution de chacun vous permettrait d’inoculer les différentes contributions jusqu’à lors que vous subissiez. Mais comment faut-il s’y prendre ? C’est décidé vous aussi vous voulez vous faire le chantre du collaboratif et d’autant que ce sera une réponse percutante dans le paysage médiatique actuel qui gravite autour du plastique, d’autant plus percutante qu’il y a beaucoup de consommateurs et citoyens qui poussent les enseignes et les institutionnels à se bouger.

Maintenant j’aimerais vous expliquer pourquoi je suis réticent à participer à votre plateforme Mission Zéro Plastique et pour y soumettre mes idées et spécialement donc celle qui fait référence à mon site web Plastique mon amour! comme vous m’y avez invité. Voici les points les plus importants.

Plastique mon amour! est déjà à l’état de développement et le faire revenir à l’état d’idée est une démarche inverse, contre nature. Avez-vous vu la page A propos de du site web ? J’y décris le cheminement qui a été le mien pour parvenir à l’idée puis ensuite je partage sur le blog la suite des étapes. Comment est-ce que je procède pour transmettre ces points sur votre plateforme à moins de rédiger un texte très, très long. Si je devais traduire mon approche sous forme d’idées j’aurais besoin de dizaines d’idées pour le faire ce qui n’est pas cohérent avec la pratique qui est celle empruntée par vos utilisateurs qui publient quelques lignes. Une idée que l’on fait évoluer à l’état de projet puis de site web c’est le sens habituel, l’inverse est hasardeux. Je considère qu’il serait hasardeux en outre de traduire Plastique mon amour! sous forme d’idées sans pouvoir expliquer que ces idées existent déjà sous forme d’un projet en route et notamment donc de communiquer son URL. Vous l’avez stipulé dans votre charte : il n’est pas possible de faire du prosélytisme, et donc communiquer sur un projet déjà en cours, et donc vous ne pourrez faire d’exception avec Plastique mon amour! Or on ne peut pas mentir aux actuels participants de votre site Mission Zéro Plastique. On ne peut leur dissimuler l’existence d’un site déjà en train de donner aux idées que j’y exprimerai. Les participants pourraient se sentir floués.

Il y a un autre point et pas des moindres : tout au long de mon parcours professionnel mais aussi en dehors de celui-ci j’ai observé qu’une idée doit être menée par son géniteur. Or ce n’est pas votre approche. Un test des 10 idées les plus plébiscités sera effectué comme vous l’écrivez sur votre site Mission Zéro Plastique mais vous ne prévoyez pas qu’il soit effectué par les auteurs des idées. Posez-vous la question à ce propos d’ailleurs : les idées exprimées par vos utilisateurs sont-elles des idées originales de leurs auteurs ?

Je vous invite à lire un article que j’ai écrit en 2010 à propos de ce dernier point et que je viens de re-publier pour l’occasion sur mon nouveau / présent blog.

Enfin une de vos collaboratrices a posté le même jour que ma lettre ouvert à M. Bompard (le 7 novembre) en DM sur Twitter un message pour m’inviter à devenir client engagé de votre club Mission Zéro Plastique. Merci pour la proposition mais je ne me considère pas comme un client engagé. Vous avez la réponse dans ma lettre ouverte à M. Bompard je me considère plutôt comme un client créateur et pour bien créer j’ai besoin d’une certaine distance avec vous et l’enseigne. C’est ce qui m’a permis d’imaginer Plastique mon amour! Le fait que je suis allez vous voir hier soir après le débat citoyen de l’Open Agri Food est totalement fortuit et improvisé, et pour tenter d’établir un dialogue alors que jusqu’à lors je ne suis arrivé qu’à braquer contre moi votre équipe. Nous sommes des personnes animées d’une volonté de bien faire chacun à notre place. Nulle doute que nous devrions y arriver.

Il y a autre chose qui me chagrine. Ce n’est pas dû à votre site Mission Zéro Plastique cette fois ou à vos réponses chez Carrefour. C’est plus général à la crise sur le plastique. Je vais revenir vous l’expliquer.

Merci d’avoir lu !

Bien cordialement,

Boris Perchat

C’est un fait peu connu ou tout au moins un fait peu relaté dans l’information médiatique mainstream : un créateur dont vous malmener la création est un créateur que vous soumettez à un traumatisme qui lui-même engendra une situation de stress post traumatique.

Je n’en suis conscient que depuis peu de temps, c’est à dire, depuis quelques mois. Je suis parvenu à mettre des mots sur l’expérience désagréable qui suivait chacune des fois où mes créations ces 10 dernières années ont été détournées / pillés / plagiées un peu par hasard en effectuant des recherches sur le web. Pendant longtemps j’ai vécu cette ré-appropriation de mes créations effectuées sans mon consentement comme une douleur sourde, une blessure, que je dissimulais autant que possible avec pourtant des conséquences très réelles au quotidien pour moi.

La prise de conscience a eu lieu pour moi cette année. En février 2019 je donne ma conférence sur la pollution plastique et je découvre quelques temps plus tard qu’un acteur orléanais a repris à son compte une partie du contenu que je défendais dans celle-ci. Je parle d’un contenu personnel qui avait été le fruit de ma réflexion et qui livrait d’une manière originale une voie de sortie pour faire face à la pollution plastique. Je vais lui en faire part immédiatement de mon mécontentement par voie numérique mais celui-ci va totalement m’ignorer ajoutant à mon désarroi.

Pendant les semaines qui ont suivi j’ai connu une période très désagréable. J’avais perdu mes moyens. Mon cerveau était constamment occupé à ressasser les événements. Il y avait eu traumatisme et j’étais en situation de stress intense mais je ne m’en suis aperçu qu’avec le temps en effectuant des recherches pour tenter de comprendre ce que je traversais.

Il faut savoir que la création et d’autant plus que celle-ci est le fruit d’une démarche intime et originale oblige à un travail long de réflexion, de recherche et de construction. Créer c’est littéralement partager une partie de soi-même et lorsqu’une personne mal intentionnée se l’accapare d’une manière ou d’une autre, vous la lui arracher avec des conséquences très difficiles pour l’auteur de la création.

Bonjour M. Bompard,

Comment en êtes-vous arrivé alors que je vous tendais la main en tant que client de votre enseigne à me traiter en retour comme le pire de vos concurrents ? Non seulement vous avez ignoré mes invitations mais dans le même laps de temps que je vous les adresse, votre équipe développe un micro site web intitulé « Mission Zéro Plastique » qui vient faire barrage à mes invitations et à la création associée « Plastique mon amour! ».

Quelle est la grandeur de votre enseigne au juste ? Est-ce qu’elle consiste à écraser de tout son poids les clients créateurs dont je fais partie pour en absorber la substance moelle ? Ce ne serait pas plutôt de reconnaitre à ceux-ci un pouvoir d’innocuité et leur permettre de vous le transmettre dans un cadre ad hoc emprunt de confiance et collaboration ? Votre plateforme sur le zéro plastique aurait pu être un tel cadre si elle ne s’était pas construite sur une ruine sciemment orchestrée par vos services, la mienne. Pensez-vous pouvoir construire quelque chose de viable et durable sur des décombres ?

Avez-vous conscience de ce à quoi ressemble mon quotidien depuis la sortie de votre plateforme ? Comment vous et votre équipe avez-vous pu rester imperméable à mon message posté ce jour-là ? Avez-vous conscience que les créateurs de ma trempe sont des individus animés d’une volonté d’apporter de façon altruiste le fruit de leur réflexion et de leur travail ? Si je n’attendais rien en retour de la main que je vous tendais cela ne signifiait pas pour autant qu’il fallait me considérer comme un faible insignifiant qui ne pourrait se défendre. En agissant ainsi vous perpétuer un monde où il est coutumier d’en imposer aux autres autrement dit de faire valoir son pouvoir pour écraser son prochain plutôt que de l’aider à s’élever.

Nous sommes à un tournant de notre histoire en tant que civilisation. De notre capacité à prendre nos responsabilités partout où des crises font peser la menace d’un effondrement systémique dépend notre avenir ainsi que celui des générations futures. Si dès lors qu’un créateur intente quelque chose de neuf pour tenter une voie de sortie par le haut et qu’en retour il ne peut finalement espéré qu’être malmené lui et sa création alors nous construirons à coup sûr un monde où plus personne n’osera prendre d’initiative créative à un moment où leur nécessité se fait sentir de façon impérieuse.

Vous avez présentement le choix de faire de l’internet où vous êtes venu oeuvrer un cran au dessus avec votre plateforme « Mission Zéro Plastique » un enfer ou un paradis de la création ? Qu’allez-vous choisir ? Réhabiliter la source de votre inspiration (ma création) a minima en la citant ou ignorer ce fait une seconde fois après cette lettre ?

Bien cordialement,
Boris Perchat