Le retour en magasin des plastiques usagés stockés dans sa plastibelle

Cet article est une copie conforme de celui paru sur mon site web Plastique mon amour!

 

Plutôt que d’enfouir ou d’incinérer 97% des emballages plastiques* (hors bouteilles et flacons en plastique) qui ne trouvent pas de destination de recyclage, je propose que nous les stockions chez nous individuellement dans un contenant dédié à cette fin que nous nommerions ‘Plastibelle’ (contraction des termes plastique et poubelle). La plastibelle n’a pas vocation à remplacer la poubelle de déchets ménagers habituelle mais à la compléter, à siéger à côté d’elle. Le stockage ainsi opéré doit être fait avec l’intention que les plastiques stockés trouvent le chemin d’une valorisation par recyclage, réutilisation ou réemploi respectueuse du vivant, de la planète et des générations futures.

C’est la démarche initiée par le présent site web Plastique mon amour!

C’est au détenteur des plastiques de remettre ses plastiques à de tels projets dont il est prévu qu’il soit recensés dans la rubrique PROJETS sur ce présent site web.

Aujourd’hui j’estime qu’il faut aller plus loin. Des projets de recyclage, réutilisation et réemploi existent en France mais ne courent pas nécessairement les rues. En outre les quantités remises doivent atteindre un certains volume pour être viables à l’attention de tels projets ce qui ne peut être le cas encore à ce stade. En conséquence le stockage effectué chez soi peut servir d’étape préparatoire à une étape de stockage qui aurait lieu de surcroit dans le magasin ou supermarché où a été acheté les produits qui ont donné lieu aux emballages. C’est à dire que les détenteurs particuliers ou entreprises qui décideraient de stocker chez soi leurs plastiques dans leur plastibelle, apporteraient leur plastiques d’une même résine de plastique au magasin ou supermarché en vue qu’un stockage de masse y soit opéré. Lorsqu’un projet de réemploi ou de réutilisation serait identifié, cette masse de plastique d’une même résine lui serait remise après un acheminement par camion opéré par la chaine de magasin ou de supermarché.

Un mot sur le volet du recyclage : les détenteurs de plastiques pourront envisager de sortir de leur plastibelle les plastiques dont on sait qu’ils subissent actuellement un recyclage (les flacons et les bouteilles en plastique) et de façon à alimenter les bacs jaunes de tri. Il ne s’agit de pas de se substituer à cette réalité. Le stockage de masse en magasin ou supermarché concerne bien donc spécialement tous les autres plastiques qui n’ont pas de destination de recyclage évidente et qui finissent enfouis ou incinérés. Idéalement cependant il serait utile que les organismes en charge du recyclage des flacons et bouteilles en plastique s’assurent que celui-ci soit opéré de façon la plus respectueuse possible à l’attention du vivant, de la planète et des générations futures.

Et s’il n’est pas identifié de projets de réutilisation et de réemploi respectueux du vivant, de la planète et des générations futures ? Il en existe peu ou prou qui pourraient s’en approcher ou qui le font déjà. Une recherche doit être faite à ce titre. Et il ne faut pas attendre qu’ils existent en répondant à ces critères précis pour commencer un stockage de masse. Les quantités stockées seront faites dans des conditions de durabilité suffisante pour être allouée ultérieurement à de tels projets lorsqu’ils verront le jour ou qui seront identifiés parce que déjà existants.

Enfin il restera à définir justement une sorte de cahier des charges qui définira ces critères de respectabilité en faveur du vivant, de la planète et des générations futures.

 

* Un français a produit en 2016 en moyenne 568 kg de déchets ménagers et assimilés

sur ces 568 kg, il trie 47,6 kg d’emballages alimentaires   

sur ces 47,6 kg, 31,1 kg sont constitués d’emballages en verre et 16,5 kg d’emballages en papier carton, acier, aluminium et plastique

En 2016, 56% des bouteilles et flacons en plastique sont recyclés en France, les autres plastiques le sont à hauteur de 3%

3% en 2016 contre 1% en 2015

La France recycle environ 30% de ses emballages plastiques ménagers (56 + 3 = 59 /2 = 29)

Le chiffre de 26,2% est plus couramment cité ce qui la place avant dernière d’un classement regroupant 30 pays européens

Que deviennent les emballages ménagers en plastique qui ne sont pas recyclés ? Ils sont soit incinérés (quand la collectivité dispose d’un incinérateur) soit enfouis sous terre pour des centaines d’années.

Enfin il faut savoir que la part des matières premières recyclées ne représenterait que 6 % dans la production de plastiques. Autrement dit sur 100 objets plastiques produits seuls 6 d’entre eux sont fabriqués à partir de plastiques recyclés.

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