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Google cela a d’abord été et reste encore aujourd’hui le meilleur moteur de recherche au monde.

Vous utilisez la messagerie Gmail créée par Google (pardon Alphabet devrais-je dire) ? Mais en fait sachez que la messagerie Gmail est née en 2004 soit bien après la naissance du moteur de recherche Google laquelle est survenue en 1998.

Google, le premier moteur de recherche au monde… Pourtant cela ne l’empêche pas aujourd’hui comme nous l’apprend cet article d’être visé par une plainte de la part de moteurs de recherche ‘concurrents’ qui demandent au Parlement européen de faire sauter les verrous imposés par Google sur les appareils . Plusieurs moteurs de recherche souhaitent en effet que chaque utilisateur puisse à tout moment changer de moteur de recherche au-delà de la phase de configuration. 

Selon mon observation, aujourd’hui parce que la société Google (pardon Alphabet) s’est diversifiée dans des tas de domaines qui ne lui étaient pas familiers initialement marchant ainsi sur les plates bandes de tout le monde (email, stockage de données, réseau social et j’en passe et des meilleurs), la société Google par voie de conséquence de cette diversification effrénée est devenue un concurrent lambda qu’on ignore même pour sa capacité première qui est juste incroyable de nous permettre une recherche la plus précise et la plus pertinente sur une masse de données en croissance exponentielle.

Ce que je crains c’est que le moteur de recherche Google ne puisse plus tenir son rôle de premier moteur de recherche au monde et que nous écopions de moteurs de recherche aux capacités inférieures qui auront conquis le 1) par opportunisme en profitant de décision de justice de ce genre et dont la capacité de recherche sera TRES inférieure à ce que le moteur de recherche Google est capable  2) par oubli des utilisateurs de ce que Google est à l’origine à savoir un moteur de recherche hors pair.

Assistons-nous au début de la fin du meilleur moteur de recherche au monde ? Si c’est le cas c’est Google lui-même qui en a été l’artisan en se tirant une balle dans le pied le jour où les fondateurs du moteur ont décidé de s’intéresser à autre chose que la recherche de contenus sur le ce qui initialement était une compétence dans laquelle Google excellait et qui avait conduit à son succès.

S’il vous plait dites moi que je me trompe que j’apprenne quelque chose de neuf et élargisse ma perception du sujet. Je prétends que je sais comment Google doit se comporter mais je ne suis pas après tout à la place de ses 2 fondateurs.

Car il se pourrait que nous assistions par la même occasion au début d’une ère nouvelle pour ce qui est de la recherche sur le web et qui consacrera des moteurs de recherche émergeants qui en ayant eu l’ de faire valoir leur existence et que celle-ci soit équitable par rapport au géant Google, vont nous permettre d’aborder la recherche sur le web de manière plus efficace et plus pertinente.

Il y a 2 axes d’explorations que je n’aborde pas dans mon développement mais que j’ai à l’esprit et qui pourrait nous permettre une interprétation plus juste des événements :

  • Comment le moteur de recherche Google est-il parvenu à s’imposer en tant que premier moteur de recherche alors que son essor en 1998 a coïncidé avec la présence d’un parc de moteurs de recherche à l’époque déjà important et qui n’était pas dénué d’intérêt et notamment : Altavista (né en 1994), Ask.com (né en 1996), Excite (né en ), HotBot (né en 1996), Lycos (né en 1994) ?
  • La demande des moteurs de recherche de laisser le choix à l’utilisateur de décider du moteur de recherche qui deviendra son moteur de recherche par défaut est analogue avec celles que les navigateurs (dont Firefox) ont faite il y a plusieurs années quand ils ont demandé à la Commission européenne en décembre 2009 qu’elle oblige désormais Microsoft à ne plus imposer de manière exclusive son navigateur internet aux utilisateurs de windows. J’avais à l’époque estimé sur ce sujet des navigateurs internet qu’il était nécessaire d’en débattre et je ne suis par surpris que l’ se répète sur un sujet connexe et même identique car entre- les navigateurs internet sont devenus à leur façon des moteurs de recherche et les moteurs de recherche sont devenus quant à eux des navigateurs de recherche. Duck Duck Go qui fait partie des plaignants dans l’affaire sus citée et qui a l’origine est un moteur de recherche (né en 2008) s’offre en tant que navigateur internet depuis 2022 avec Duck Duck Go Privacy Browser. Google est-il besoin de le rappeler, était un moteur de recherche à l’origine (né en 1998) puis est devenu en 2008 un navigateur internet par l’intermédiaire de Chrome.

Question subsidiaire : est-ce que l’avenir du web et de l’internet par extension y trouve son compte lorsqu’il est décidé à coup de décisions de justice émises par une instance publique fut-elle européenne ?

Ce que l’on peut retenir avec certitude c’est que les problèmes qui ne sont pas résolus se perpétuent et s’étendent. Parce que la liberté de choisir le navigateur internet qui allait devenir son navigateur par défaut sur sa machine n’a jamais été véritablement établit, il ressurgit à sa façon désormais avec les moteurs de recherche.

Alors est-ce que les moteurs de recherche vont parvenir à se faire entendre et à être présentés de manière équitable à côté du moteur de recherche Google ? Oui sans doute allons nous assister à une avancée en la matière mais cela ne signifie pas qu’elle parviendra à s’instaurer durablement dans le temps à partir du moment où elle est la conséquence d’une décision du justice et non une pratique décidée de manière délibérée par les utilisateurs, nous les internautes.

On ne le dit pas clairement mais il faut comprendre que le web et l’internet sont dans une logique d’effondrement tirés vers le bas par une logique de concurrence issue d’une façon très particulière d’aborder le monde.

Depuis quelques années j’assiste à la montée en puissance de ce qui doit être considérée comme une nouvelle forme de dépendance que je nommerais ‘dépendance sociale’.

Elle est une dépendance à prendre très au sérieux, aussi sérieusement que les sont les dépendances aux drogues, les dépendances aux jeux ou encore les dépendances affectives.

Je n’ai aucune qualification en sociologie ou en sciences du comportement. J’ai simplement été plusieurs fois exposé au cours de mon , spécialement ces dernières années, à des comportements essentiellement dans le monde mais pas seulement qui par leur violence et leur issue dommageable m’ont poussé à m’interroger et ont fini du fait de leur répétition par me permettre de déceler un faisceau de coïncidences. Ce n’est que tout récemment que je suis parvenu cependant à mettre des mots dessus. Mon propre parcours pour sortir de mes dépendances a été essentiel à cette fin.

Mon propos avec cet article n’est pas de vous dire : il existe des dépendants sociaux et il faut s’en prémunir. Je considère en effet que nous pouvons tous manifester cette dépendance à des degrés divers.

Maintenant c’est vrai que j’observe que des personnes sont très touchées et que si je devais les qualifier je dirais d’elles qu’elles sont néanmoins des personnes manifestant une dépendance sociale et non qu’elles sont des dépendants sociaux. Une sortie de dépendance est évidemment possible et comme pour n’importe quelle dépendance. Il s’agirait donc de ne pas les stigmatiser par un qualificatif ce qui participerait à les enfermer davantage dans leur dépendance.

Pour commencer j’aimerais vous présenter l’archétype de la dépendance sociale. En tant qu’archétype vous ne pourrez pas le rencontrer dans votre quotidien. Il est un modèle, un cadre de référence. Les personnes sujettes à la dépendance sociale manifestent plus ou moins la posture de l’archétype et selon leur degré de dépendance.

Je n’ai pas d’importance. Je n’existe pas. Je n’existe pas à moins que je sois vu des autres. Quand les autres me regarde je prends conscience à travers leurs yeux que j’existe. Je ressens un petit frisson d’existence.
Je ne m’en aperçois plus moi-même mais pour ainsi dire toutes mes pensées sont tournées vers la manière dont je pouvoir capter leur attention et leur regard.
Qu’est-ce que je cherche au juste ? Un frisson d’existence, j’en parlais à l’instant, oui mais ça ce n’est rien car il y a mieux ; je cherche à occuper une position qui me permette de rester en permanence sous le regard des autres et d’obtenir sans effort leur attention. Là ce serait le grand frisson, le frisson permanent, le bonheur qui me permettrait de m’affranchir définitivement de ma condition et de mon sentiment de ne pas être quelqu’un.
Et donc je passe mon à élaborer cette stratégie qui me propulsera à ce sommet. Je suis prêt à beaucoup de chose comme par exemple, se servir de mon entourage, de mes proches, que je mène à la baguette au moyen du mensonge et de la manipulation. Mais j’avoue que j’ai une préférence pour ces personnes dont tu viens de faire tout juste connaissance ou avec qui tu es mise en relation du fait d’une opportunité professionnelle. Je sais comment les tourner à mon avantage. La plupart du temps ils ne s’en aperçoivent pas et je m’assure que ce que je leur donne en attention servent mon plan principal. Ils ne sont au final que des pions et je me fais les dents sur eux en attendant mieux, plus grand. J’aime particulièrement quand elles sont gentilles et attentionnées et qu’elles pensent que ma gentillesse est tout aussi sincère ce qui les éloignent de l’ que je suis un peu beaucoup intéressée comme même. Mais que voulez-vous… ce n’est pas de ma faute si elles ne comprennent pas le bonheur qu’il y a à être élevé à une position sociale qui te rend incontournable. Et puis de toute façon lorsque je serai parvenu à ce sommet que je chérie d’avance elles en profiteront aussi puisque je pourrai alors leur céder à mon tour quelques regards du haut de mon piédestal. Elles ne le savent pas encore mais je leurs prépare un meilleur lendemain. Elles me remercieront c’est sûr.
Cela leur paraîtra évident qu’il était nécessaire d’en passer par là. Elles auront la chance en outre de pouvoir enfin profiter de ma personne car affranchis de la douleur que me procurait jusqu’à lors mon inexistence sociale, je pourrai enfin me montrer vraiment tel que je suis sans avoir besoin de tricher. Non vraiment si elles pouvaient accepter que je leur marche sur la tête pour me hisser à ce sommet… vraiment c’est pour leur bien. Et si elles refusent c’est certainement qu’elles convoitent ce même sommet mais elles n’ont pas encore compris qu’il est fait pour moi et dans leur ignorance je n’hésiterai pas à leur faire barrage dans leur ascension en leur faisant un croche pied ou en utilisant d’autres stratagèmes. Je sais être d’autant plus malin que ma survie est en jeu. Et puis quoiqu’ils leur arrivent cela n’a pas de réelle importance, elles aussi finiront par me remercier, c’est sûr, et même à me vouer admiration quand elles comprendront l’erreur qu’elles ont commises, erreur qui leur paraitront enfin comme une évidence quand elles constateront mon épanouissement une fois parvenu à ce sommet.

Voilà pour notre archétype.

Est-ce qu’il faut souhaiter à une personne qui manifesterait un haut degré de dépendance sociale et s’approcherait donc de cet archétype de parvenir à vivre son grand frisson, c’est à dire, à atteindre cette posture sociale qui la maintient en haleine et même qui la maintient en ?

Oui et non.

Le piédestal social que l’on vise en étant sujet à une dépendance sociale est totalement illusoire. Et une fois atteint la désillusion va être grande et l’effet de décompensation qui va s’en suivre pourrait être très violent. Donc on pourrait lui souhaiter de ne pas y parvenir sous peine d’une épreuve. Mais pour autant comment lui souhaiter l’inverse c’est à dire comment lui souhaiter de ne jamais être confronté enfin à ce qui pourrait le libérer de ce qui est en réalité plus un fardeau qu’un réel projet de vie.

Je ne doute pas néanmoins qu’une personne très hautement dépendante puisse estimer qu’elle s’est trompée de piédestal et partir en quête d’un nouveau qui pourrait l’élever enfin à ce qu’elle estime être sa juste hauteur. Dépendance et aveuglement vont de pair en effet.

Et c’est d’ailleurs essentiel de comprendre selon moi qu’une majorité de personnes sujettes à la dépendance sociale ne souhaitent pas vivre leur grand projet car alors elles perdraient cette illusion dans laquelle elles se sont enfermées comme refuge face à l’impuissance qu’elles ressentent quand il s’agit de savoir qui elles sont véritablement et ce qu’elles peuvent offrir à la société.

En somme beaucoup se contentent de fantasmer le grand frisson et partent en quête de petits frissons. Elles cherchent à vivre des élévations sociales temporaires pourvu qu’elles se répètent à interval régulier et comme pour maintenir leur dépendance à flot.

C’est là qu’intervient un instrument qui va leur permettre de s’en donner à coeur joie et qui va terminer de transformer ce qui chez certains aurait pu être un simple penchant en une véritable dépendance ; je veux parler des réseaux sociaux.

La propension à vouloir atteindre une posture sociale du fait d’une carence personnelle et de le faire au détriment de soi et des autres n’est pas chose nouvelle dans nos sociétés mais par contre les réseaux sociaux et le climat social qu’ils génèrent ont très nettement participé à ce qu’elle deviennent un comportement addictif puis une dépendance à part entière capable de se répandre tel un fléau.

Quoi de plus efficace en effet comme instrument d’élévation sociale à faible hauteur de piédestal et actionnable à souhait que les réseaux sociaux.

Les personnes y viennent quotidiennement pour prendre leur shot de dépendance sociale et si elles n’y sont pas encore sujettes elles pourraient y venir tôt ou tard dès lors qu’elles douteraient de leur valeur et à la manière de l’incarner dans la société.

Nous pensions que la dépendance aux réseaux sociaux était un problème mais nous n’avions pas apprécié qu’elle était très certainement que la face émergée de l’iceberg et qu’une dépendance plus grande la soutenait. Cela ne signifie pas pour autant que tous les personnes assujettis à une dépendance aux réseaux sociaux sont sujets à une dépendance sociale de surcroit. Un discernement est nécessaire.

D’après mon expérience les personnes sujettes à la dépendance sociale ne prennent pas un malin plaisir à manipuler d’autres personnes. La dépendance sociale est d’abord un comportement inconscient qui mènent les personnes qui y sont sujettes par le bout du nez si je puis dire et sans qu’elles s’en rendent compte. Ce comportement inconscient a par contre des conséquences très réelles qui engendrent une détérioration voire une destruction des relations avec son entourage professionnel ou privé voire les deux.

J’ajoute que derrière une dépendance sociale il y a une souffrance non résolue à laquelle la personne tente de répondre en poursuivant une route qui ne fait en fin de compte qu’alimenter cette souffrance. 

Notre société ne se contentent plus seulement d’être une société de la consommation et du spectacle. Elle est de surcroit une société de l’attention ou autrement dit de l’influence et je constate souvent que la jeune génération s’imagine désormais que la voie royale de l’ascension sociale réside dans la posture de l’influenceur. Pour le dire de façon raccourci, il faut être youtuber pour réussir. Ce raccourci s’il est pris au pied de la lettre peut très facilement conduire à une dépendance sociale.

Voilà pour une première approche du sujet de la dépendance sociale. J’envisage de vous en dire plus dans un prochain billet et notamment je réfléchis à établir une échelle de la dépendance sociale et pour permettre à chacun de mesurer son degré d’accoutumance à cette nouvelle dépendance.

La dépendance sociale est un sujet riche qui mérite de s’y attarder. C’est aussi et surtout une nécessité que son constat soit enfin fait et pour éviter qu’il ne devienne un trait dominant de nos sociétés puis de notre civilisation.

Nous sommes une civilisation qui consommons beaucoup de contenus sans savoir comment les consommer. Il a été démontré par exemple que nous ne retenons que 10% de ce qu’un interlocuteur va nous exprimer oralement. Où partent les 90% restant ? Comment optimiser notre écoute pour gagner ne serait-ce que 30% d’écoute supplémentaire ?

Car c’est un fait : entre l’émission d’un contenu et sa réception et son assimilation, il y a déperdition. Il a été démontré également que l’attention d’un public devant un professeur baisse et n’est plus productive après 40 minutes et pourtant dans la plupart des pays les heures de cours continuent à s’étaler sur 60 minutes.

Aujourd’hui les réseaux sociaux nous abreuvent excessivement de contenus. A quel moment notre attention décroche et notre mémoire n’enregistre plus les contenus visionnés ? Une oreillette procure-t-elle une supérieure à une écoute sans oreillette et par exemple au moyen d’un haut-parleur ?

Quels sont les symptomes d’une charge mentale trop lourde chez soi ? Chez l’autre ? Comment faire baisser la charge mentale délibérément au cours de sa journée et pour revenir à une meilleure disponibilité ? Des malentendus entre individus peuvent-ils naître consécutivement à une charge mentale trop lourde chez l’un des interlocuteur ?

Plus je réfléchis à ces plus j’aboutis au constat de la nécessité d’une de la charge mentale.

N’aller jamais chercher des chez les autres. Jamais.
Si vous trouvez l’ d’un autre superbe ne la lui prenez pas pour votre propre compte.
Pourquoi ? Parce que c’est le meilleur moyen de s’éloigner de sa route et de finir malheureux.

J’ai souvent vu des personnes piocher dans les idées des autres… et dans les miennes.
Avec le recul je peux leur dire : l’inspiration personnelle en tout point est supérieure à la récupération d’idées.
L’inspiration personnelle même minime est supérieure à la récupération opportune d’idées. Pour le dire autrement, il sera toujours plus préférable de ne retirer de son inspiration personnelle qu’une toute petite idée que d’aller piocher dans le travail des autres pour en retirer de plus grandes. Prendre chez les autres des idées c’est se permettre un gain immédiat certes mais un gain illusoire et dangereux qui finira en un besoin d’aller retirer une autre idée puis une autre puis encore une autre.
C’est le meilleur moyen de s’éloigner de sa route et de finir malheureux. De finir malheureux et de rendre aussi malheureux le de la personne dans laquelle vous avez pioché.

Toutes les idées que j’exprime ici sont des idées originales. 

Préambule : Le mot ‘’ n’est de nos jours plus utilisé comme il le fut dans les années 90 or alors pour faire référence à la cyber-sécurité. Il est pourtant une conception essentielle pour tout ce qui relève du et de l’. J’ai remis la main récemment sur un cyber profil me concernant que j’avais écrit vraisemblablement dans le début des années 2000. Je le ré-édite en ayant pris soins d’y apporter des enrichissements.

Voici les premières dates de ce cyber profil. J’apporterai les suivantes prochainement.

 

A 10 ans en 1983

Je pianote pour la première fois sur un micro-, celui de mon père, un oric 1. Je découvre les jeux- sur un écran de télévision et avec eux l’interactivité clavier / écran. Les jeux-vidéos sont sommaires à l’époque mais ils me fascinent. Je me souviens de Frog, Invader, Centipede et du ‘Manoir du Dr Génius’. Leur chargement est plutôt ardu et je n’y ai véritablement accès qu’avec l’aide de mon père.

A 13 ans en 1986

Après avoir harcelé mes parents, je me fais offrir mon premier micro-ordinateur : un Yamaha YIS-503F appartenant au standard MSX. Je choisis cet ordinateur sur les conseils d’un ancien camarade de classe et ami possédant lui aussi un ordinateur du standard MSX. Nous échangeons des informations par correspondance et parfois des jeux sur K7 audio ainsi que sur cartouche. J’achète des publications notamment Hebdogiciel qui me permettent de ma familiariser avec le de programmation MSX-BASIC. Je réalise un petit jeux-vidéo depuis chez moi avec les connaissances apprises.

Je suis de près les premiers héros hybrides (Cobra, X-OR)… Je dévore les “livres dont vous êtes le héro”. Surtout, je regarde avec fascination l’émission X des frères Bogdanoff.

MSX : fr.wikipedia.org/wiki/MSX

Yamaha MSX YIS-503F : www.generation-msx.nl/hardware/yamaha/yis-503f/1029/

A 15 ans en 1988

Je me procure avec mes frères un micro-ordinateur Commodore 64… des heures et des heures de jeux vidéo. J’économise et achète des K7 de jeux piratés par correspondance à d’autres jeunes (il faudra que je précise le mode opératoire prochainement). L’ordinateur me fait rêver et j’aime passer du temps à imaginer à quoi ressembleront les jeux vidéo de demain.

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Note d’introduction : Je ré-édite cet article écrit il y a 4 ans à l’époque sur mon compte linkedin… mon intuition était bonne et je viens d’en faire une nouvelle fois l’expérience tout récemment. Il est essentiel de faire la nuance entre la et le succès. Je vous laisse (re)découvrir cet article en souhaitant vous livrer sa suite inspirée de mon expérience récente donc. J’ai apporté quelques correctifs sur la forme par rapport à la version originale et pour une lecture plus fluide. Le fond n’a pas été modifié. Bonne lecture.

Je pense pour ce qui me concerne qu’il est urgent qu’il soit clarifié la notion de succès ainsi que celle de réussite car à mon sens ce sont 2 notions bien distinctes et leur amalgame est préjudiciable c’est à dire qu’il est une source de malentendus aussi bien en entreprise qu’en dehors c’est à dire dans nos rapports en tant qu’individus au sein d’une même société, d’un même pays.

Posez-vous la question juste quelques secondes avant de poursuivre la lecture de ce billet : savez-vous précisément distinguer la réussite du succès ?

Ce n’est pas si évident n’est-ce pas ? Souvent les 2 notions sont confondues et l’une est employée alors que l’autre conviendrait mieux au contexte.

Cette confusion, il m’arrivait de la faire avant que je prenne le d’y réfléchir délibérément.

Cela m’a permis de comprendre tout d’abord que nous sommes acculturés pour ce qui relève de ces notions car notre éducation, nos médias et nos institutions ne sont pas tournés vers ce qui fonctionne mais vers ce qui à l’inverse ne fonctionne pas. Notre lui pourtant on le sait, ne fait pas la différence entre les 2, c’est à dire entre ce qui fonctionne et ne fonctionne pas. Il n’a aucune notion véritable de ce que signifie la négation. « Ne tombe pas » dit à un enfant lui fait perdre ses moyens car son cerveau n’entend que le mot « tombe » et zappe les termes « ne » et « pas »…

Je vous livrer une réponse imparfaite cependant sur la différence entre ces 2 notions car je m’aperçois moi-même que la délimitation que j’en fais nécessiterait d’être affutée et précisée, signe que je suis moi-même concerné par la nécessité de mieux me cultiver et réfléchir sur ces sujets mais voici ma première analyse en souhaitant qu’elle soit le socle d’une réflexion plus élaborée donc.

Parlons du succès tout d’abord.

Le sens commun du mot succès renvoie à l’obtention de résultats auprès d’un public : « cette pièce de théâtre est un succès » (sous entendu : elle draine un public nombreux), « il a du succès en affaires » (sous entendu : il enchaine les contrats, les tractations, les entreprises), « il/elle a du succès auprès des femmes/des hommes » (sous entendu : il ou elle multiplie les /les aventures). 

Et concernant la réussite maintenant.

La réussite elle ne relève pas d’un public ou pas spécifiquement. La réussite relève plutôt de l’atteinte d’objectifs précis ou de résultats tangibles : « ce projet est une réussite », « il a réussi son examen », « j’ai réussi à le convaincre ».
Il est vrai que l’on pourrait dire : « je l’ai convaincu avec succès » mais c’est le signe justement de cet amalgame entre réussite et succès à mon sens. Il est plus naturel de dire que l’on a réussi à convaincre une personne que de dire qu’on l’a convaincue avec succès. D’ailleurs le mot succès, il est intéressant de le noter, ne renvoie à aucun verbe, à aucune action contrairement au terme « réussite » : réussir. Cherchez le verbe équivalent au mot succès, vous verrez qu’il n’existe pas. Il est toujours employé avec un verbe : « avoir du succès » et « rencontrer du succès ».

Pas plus tard qu’hier il m’est apparu que la réussite pouvait emmener au succès, et que le succès ensuite était susceptible d’amener d’autres réussites à la manière d’un cercle vertueux. Si vous multipliez les réussites, des atteintes d’objectifs tangibles en somme, votre entourage ou votre public, finira par le voir ce qui procurera auprès de celui-ci un effet qui l’engagera à s’intéresser à vous, à vous suivre et à vous consacrer : le succès. Ensuite fort de ce succès auprès d’un public, vous inspirerez des personnes à vous apporter leur aide, leur confiance et à vous apportez des moyens d’atteindre des objectifs supplémentaires que vous n’auriez pas atteints sans eux. Vous connaitrez donc de nouvelles réussites qui ensuite généreront une forme de succès plus grande.
Prenons l’exemple d’une pièce de théâtre. Pour effectuer une représentation d’une pièce de théâtre il faut atteindre tout un tas d’objectifs bien précis et tangibles. Il faut écrire la pièce, trouver un producteur qui vous suive, convaincre des artistes de la jouer, constituer une troupe qui fonctionne ensemble, convaincre un théâtre, effectuer des répétitions, communiquer pour faire connaitre la pièce, etc. Ces réussites atteintes le public sera au rendez-vous ; la pièce de théâtre connaitra le succès. Le succès atteint, vous intéresserez d’autres théâtres, d’autres producteurs à vous faire confiance… sur la même pièce ou sur une autre qui vous sera demandée… ce sont d’autres réussites en puissance qui vous engageront sur la voie d’un succès plus grand, c’est à dire, dans un plus grand théâtre avec un public plus nombreux, etc.

En introduction j’ai écris que l’amalgame entre les 2 termes (succès et réussite) est une source de malentendus dans l’entreprise. J’en suis persuadé mais je ne peux vous préciser cette simplement encore avec mes écrits. Ce sera l’objet peut être d’un prochain écrit quand mes m’auront permis de le découvrir. Ce que je perçois à ce stade c’est qu’il est sans doute question de s’intéresser aux motivations intrinsèques qui poussent les individus à s’investir dans une entreprise. Il se pourrait que certains soient motivés par l’atteinte d’objectifs, quand d’autres rêvent plus spécifiquement de succès. En somme il pourrait y avoir des profils différents, ceux tournés et se « contentant » de réussites quand d’autres visent le succès.

Crédit photo : Bruce Mars on Unsplash

Collage of four pictures representing each season: spring, summer, autumn and winter.

Nous avons besoin d’une nouvelle des . J’estime en effet qu’il est que nous sortions des schémas établis et reconsidérions collectivement notre rapport aux saisons, aux vacances, aux périodes d’activité et d’inactivité qui ponctuent l’année civile. Car non, l’été n’est pas propice à une longue période d’inactivité. C’est même surement tout l’inverse et à force de ne pas nous questionner sur ce que l’été peut pour notre croissance personnelle et collective, tout en l’assimilant unilatéralement à une période de vacances, nous laissons passer les bienfaits que cette saison est en mesure de nous offrir et que nous n’avons jamais véritablement explorés. Pire nous cassons la dynamique naturelle dans laquelle les 4 saisons nous entrainent malgré nous et compromettons en conséquence chaque année notre avancée en tant que société et en tant que civilisation.

Chaque année, alors que le mois de juin s’installe, c’est un constat que je fais et dont la pertinence me saute particulièrement aux yeux aujourd’hui alors que je viens d’initier une activité en avril dernier en tant que créateur de sites : lorsque le printemps arrive partout les projets et l’enthousiasme renaissent de et pourtant ils vont subir un coup d’arrêt net durant l’été.

Parce que l’été, spécialement au mois d’août mais pas que, je pense aussi à juillet, l’activité s’arrête quasi complètement. Une majorité des français ne sont plus en activité puisqu’ils sont en vacances. Vous pouvez dans le cadre tenter de joindre des personnes à cette période de l’année mais vous êtes quasi certains qu’il n’y aura personne ou sinon un message par retour pour vous annoncer que « je suis en congés du (date) au (date), merci de me laisser néanmoins un message, j’en prendrai connaissance dès mon retour ».

Cela vous parait normal ? Cela l’est ! Oui parce que l’on veut profiter alors du soleil et des températures agréables pour s’évader, faire une pause et espérer recharger des batteries pour alors repartir de plus belle ensuite. Qui pourrait être contre cette alors que l’on est souvent le restant de l’année le nez dans le travail et le quotidien ? Sans être contre j’aimerais nous sensibiliser au fait que cette habitude est contre-productive et même nuisible.

Selon mon observation s’arrêter en été alors que le printemps a été synonyme de nouveau départ ou selon le contexte personnel de coup de boost est une gageure que l’on paye très cher le restant de l’année. Personnellement je ne stoppe pas l’avancement de mes projets l’été parce que je ne veux pas ensuite devoir en payer le le restant de l’année jusqu’au printemps prochain. Cet été je vais être affairé à mes projets. Je ne lâcherai pas la barre pour ensuite m’apercevoir que le navire s’en est allé dans des contrées que je n’avais pas planifiées.

Ma remarque est totalement subjective et ne concerne que moi ? Cela se pourrait mais songez simplement que nous ne sommes pas différents de la nature qui nous entoure et que le printemps -sans doute l’avez-vous remarqué vous-mêmes dans vos projets- c’est bien l’époque du nouveau démarrage, de la nouvelle sève. Tout s’expand. Les jours rallongent, les températures redeviennent clémentes. La nature se réveille et se refait une beauté en nous éblouissant de milles et unes nouvelles pousses qui écloront en de magnifiques fleurs. Les individus reprennent goût au sport, aux sorties, au bricolage, au rangement. Puis ensuite vient l’été qui confirme ce qui a été débuté au printemps : le murissement, voire parfois même la récolte ; le fauchage des blés. Et donc il n’est pas question de s’absenter sous peine de devoir récolter des laissés sur l’arbre qui auront eu le temps de murir au delà du raisonnable jusqu’à pourrir ou dans le meilleur des cas de mûrir jusqu’à la limite du raisonnable. Il se peut que cette récolte tardive nécessite donc un tri lequel est une charge supplémentaire ensuite arrivé à l’automne qui est censé être le temps des dernières récoltes (les vendanges) et du tri et de l’entreposage ou stockage, avant l’arrivée de l’hiver où les conditions naturelles et la nature endormie nous oblige à vivre sur nos réserves. Cet hiver traversé de part en part par des intempéries invite à la nécessité de laisser passer et de… se reposer à moins que l’on veuille se confronter à des conditions naturelles extrêmes, tel que le froid glacial, conditions qui en puisant dans nos réserves naturelles accumulées le restant de l’année finiront par nous fatiguer au delà du raisonnable et finalement nous vider de notre énergie.

Je le pense : l’hiver est la véritable saison du repos et de la récupération. J’oserais dire d’une certaine forme de laisser-aller et pour mieux se désengager d’une année passée riche d’expériences et d’investissements qui a pu causer une certain forme d’accumulations. Or si l’on n’y prend garde ces accumulations peuvent causer un trop plein, une saturation. L’hiver c’est le temps d’un certains laisser-aller donc -à ne pas confondre avec un abandon ou un je-m-en-foutisme- pour guetter d’autant mieux l’arrivée des prémices d’un retour du printemps qui souvent donnent des signes de son retour subrepticement, tels des frémissements qui sont autant d’invitations faites pour remonter sur sa planche et se préparer à la nouvelle vague qui nous portera et nous élancera sans efforts si elle est prise au sérieuse suffisamment tôt vers de nouveaux frissons, une nouvelle énergie, un nouvel élan.

Si je devais résumer notre manière de fonctionner en tant que société, je dirais qu’après une période de stagnation et d’engourdissement (l’hiver) nous bénéficions d’un élan nouveau, sans même parfois nous en rendre compte (le printemps) puis d’un seul coup nous allons délaisser cette nouvelle énergie qui nous portait pendant plusieurs mois pour la laisser retomber parce que nous allons décider de profiter de cette accumulation d’énergie pour … ne plus rien faire ou alors pour la dilapider dans des activités totalement en dehors de celles qui nous importent le restant de l’année. Une fois que nous aurons bien consommer cet arrêt brutal et soudain, nous allons revenir sans nous soucier de savoir si le contexte sera toujours propice à une énergie entrainante et nourrissante mais juste parce qu’il faut revenir (la rentrée) et c’est là où nous allons découvrir qu’il va falloir finalement prendre sur nous, courir et nous dépenser pour rattraper et compenser la longue période d’arrêt estivale et jusqu’à l’épuisement, épuisement qui vient notamment du fait que nous ne pouvons plus être soutenus par l’énergie ambiante car justement l’ambiance générale est déjà au ralentissement et au stockage des ressources (l’automne) et puis très vite à l’arrêt et à l’attente (l’hiver).

Sommes-nous censés agir collectivement de cette manière ? Je pense que c’est tout l’inverse. Nous faisons preuve d’ignorance et d’aveuglement.

Alors comment faire pour ne pas s’arrêter l’été et profiter des bienfaits de cette saison tout en adoptant une attitude qui permette récupération et rechargement de nos ressources individuelles et par extension collectives ?

Il n’y a pas de réponse absolue, c’est à dire, de réponse qui ferait office de vérité pour tout le monde, j’en conviens mais dans une 2ème partie je prévois de vous livrer des pistes qui sans être parfaites ni révolutionnaires en soit offrent une voie qui mérite que l’on s’y intéresse et l’explore pour en retirer des bienfaits.

 

Crédit photo : Zuberka – IstockPhoto

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Je regardais un numéro de la & datant de et suis tombé sur cette page. Mon attention a été retenue par certains métiers disparus, quand d’autres, pour l’extrême majorité, sont toujours présents. Parmi les métiers disparus il y a ‘Opérateur sur : veillez à la bonne marche de l’ordinateur et participez à une technique de pointe‘. Ce n’existe plus à moins qu’on l’assimile à celui que l’on nomme aujourd’hui ‘Administrateur système’. En 1979 les ordinateurs avaient une toute autre apparence, l’ personnelle (les abréviation de ‘Personal Computer’) n’existait pas encore (apparue en 1981) et on avait à faire encore à des ordinateurs imposants, des ‘armoires’. C’est ce que nous confirme d’ailleurs un autre métier présent sur cette page mais également ‘disparu’ aujourd’hui ; le métier de ‘Pupitreur : surveillez les tableaux de commande et soyez le pilote de l’ordinateur‘. Les tableaux de commande n’existent plus aujourd’hui remplacés par des tableaux de bord numériques. Pour être exacte donc sans disparaitre ces métiers ont évolués dans leur forme mais l’intention reste assez semblable.
Il y a aussi ‘Métreur : vous aimez mesurer, compter, calculer, vous réussirez dans le métré‘. Là par contre je ne vois pas d’équivalence aujourd’hui. C’est un métier qui a bien disparu et sans équivalence.

les débuts de l'internet en France en 1995 les débuts de l'internet en France en 1995

Avant de vous montrer ce créé en dans une prochaine partie dont la publication est à venir, souvenons-nous d’abord du contexte.

En 1995 le fait parler de lui en France et interroge : faut-il s’y intéresser sérieusement ou pas ?

J’avais la chance de travailler en semaine à Paris cette année là. J’ai conscience que cela a été une chance en effet car Paris a été l’un des épicentres majeurs de la diffusion de l’internet et du web en France. J’ai eu l’occasion de surcroît du fait de mon travail d’approcher des acteurs de l’internet. Le week-end je quittais Paris et repartais chez moi à Épernay ce qui me permettait d’être témoin de l’essor de l’internet selon un autre prisme, différent de celui de l’écosystème parisien.

Je me souviens à l’époque de publics éclectiques. Il y avait les convaincus et évangélisateurs. Il y avait les utilisateurs curieux possédant déjà leur abonnement et ceux qui percevaient l’internet a contrario comme un effet de mode. Entre les 2 il y avait les attentistes, les indécis et ceux qui n’en avaient encore jamais entendu parlé ou qui en avaient attendu parlé sans jamais l’avoir vu. Qu’à cela ne tienne, en 1995 des cafés, tel que le Café Orbital à Paris, commencent à proposer à leurs clients de « surfer sur le net » pour 1 franc la minute et ouvrent la voie à ce que l’on nommera « cybercafés » lesquels essaimeront en grande quantité les années suivantes partout en France.

Extrait du journal France3 du 12 mai 1995 – Les débuts d’Internet en France – Café Orbital, un des premiers cybercafés – Source : France3/INA – Source vidéo

Tous les utilisateurs ne disposaient pas nécessairement d’une connexion chez eux car se connecter au réseau des réseaux n’était pas une pratique si aisée qu’elle l’est de nos jours. La connexion n’était en effet pas permanente et fluide comme aujourd’hui mais nécessitait une démarche volontaire qui comportait une petite dose de technicité et ne serait-ce que pour parvenir à brancher et paramétrer le boitier de connexion à l’internet (le modem) sur son ordinateur. Une tentative de connexion pouvait échouer et il pouvait être nécessaire de s’armer de patience, sans compter qu’un abonnement à l’internet représentait un budget (entre 70 et 250 francs chaque mois selon les fournisseurs auxquels il fallait ajouter le plus souvent des d’ouverture de contrat d’abonnement). Pour beaucoup d’utilisateurs des premières heures, l’internet fut accessible donc par le biais des cybercafés mais aussi par l’intermédiaire des entreprises qui les employaient ; une majorité des abonnements à l’internet furent dans un premier temps contractés par des entreprises. Je bénéficiais d’une connexion à la maison (via Imaginet) et d’une connexion au travail pour ma part.

Un exemple de modem – Source – Licence : Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license.

En 1995, on compte 7 millions d’internautes dans le monde dont 250 000 environ en France (beaucoup moins selon d’autres sources, tout dépend de ce que l’on considère comme un internaute, doit-on comptabiliser ceux qui se connectent dans un cybercafé sans connexion à la maison ?). Nous sommes aujourd’hui 5,2 milliards d’internautes répartis sur toute la planète dont 61 millions environ en France.

En 1995 nous sommes encore loin d’une démocratisation du réseau des réseaux et spécialement de son fer de lance, le web, qui n’interviendra qu’à partir de 1999 avec l’accès « haut débit » l’ADSL puis dans les années 2000 avec l’essor du commerce électronique. En 1995 nous ne sommes certes plus dans les prémices du web en France que des acteurs tels que French Data Network et Altern ont consacrés dès 1992 ou encore Oléane dès 1991 mais nous sommes encore dans ses débuts. L’accès grand public au web va franchir un palier supplémentaire grâce à des fournisseurs d’accès à l’internet (FAI) français tels que World-Net (dès 1994), FranceNet (dès 1994), CalvaCom (dès 1994), Internet plus (dès 1994), MicroNet, InternetWay, Club-Internet, Infonie et Imaginet. Pour rappel, le plus célèbre FAI, Wanadoo créé par France Télécom (renommé Orange en 2006) n’interviendra qu’à partir de 1996. France Télécom dans un premier temps fera en effet le choix de ne pas miser sur l’internet et privilégiera son fleuron le Minitel en place depuis 1980. Le Minitel rassemble à l’époque plus de 6 millions d’utilisateurs et donne accès à 25 000 services. Au cours des 10 années suivantes il perdra 90% de ses utilisateurs qui lui préfèreront l’internet.

Minitel
Un minitel. Crédit photo kevin, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons

Outre Atlantique, un autre acteur de taille, Microsoft, fait barrage à l’internet auquel il ne croit pas et développe un projet concurrent. A contrario d’un réseau public accessible à tous comme le suggère l’internet, le patron de Microsoft, Bill Gates, entame la construction d’un réseau privé intitulé The Microsoft Network (MSN) dont il va offrir les prémices aux utilisateurs de son système d’exploitation vedette Windows95 et auquel il se destine exclusivement. Mais il finit par se raviser car le succès de l’internet ne se dément pas et devient toujours plus fulgurant. Microsoft changera son fusil d’épaule en 1996 et décidera de développer son propre navigateur internet, Internet Explorer, qui viendra concurrencer la navigateur emblématique de l’époque : Netscape Navigator.

Apparu en 1994 Netscape Navigator est le premier navigateur internet a avoir été distribué à grande échelle. Il était téléchargeable gratuitement et accessible aussi bien sur Windows, Mac OS qu’Unix. Il était plébiscité aussi bien des utilisateurs que des concepteurs de sites web à la fois pour son interface mais aussi pour ses fonctionnalités et avancées techniques qui permettaient notamment une plus grande richesse et liberté de mise en page… Les concepteurs de Netscape Navigator inventèrent notamment le GIF animé (toujours très populaire de nos jours) ou encore la balise HTML ‘blink’ pour les connaisseurs qui se souviennent 😉

Netscape Navigator a beaucoup contribué à rendre les contenus présentés sur le web de plus en plus intéressants et de plus en plus attrayants à un moment où les internautes voulaient se laisser séduire par cette nouvelle manière de naviguer dans le savoir que l’internet leur offrait.

La version 2.02 de Netscape Navigator – Voir en grande tailleIndolering, CC0, via Wikimedia Commons

1995 c’est l’année du lancement du site de vente en ligne Amazon lequel débute en proposant exclusivement des livres (-BookStore). 1995 c’est 1 an après la des moteurs de recherche et Altavista et 3 ans avant la création de Google et de son célèbre moteur de recherche du même nom.

La page d’accueil du site web Amazon (août 1995) – Source : restauration de Taran Van Hemert – Cliquez sur l’image pour la voir en grande taille

Courant 1994 on compte sur le globe 3000 sites web (à l’époque on ne les nomme pas ‘sites web’ mais ‘serveurs web’). Fin 1994, on en compte 10000. Courant 1995, on en dénombre 23 500. Aujourd’hui en le nombre de sites web disponibles sur la planète approche les 2 milliards.

En France quelques publications spécialisées commencent à apparaitre dans les kiosques à journaux comme par exemple Internet Reporter (voir la couverture du n°3 du mois de mai 1995 ci-dessous). D’autres médias parlent de l’internet en lui consacrant une rubrique ou un article, voire plusieurs (Magazine ‘Interactif’ de février 1995, voir couverture ci-dessous). La période est riche d’autres thématiques qui occupent les imaginaires, tels que le cyber et le virtuel, thématiques qui sont très proches pour ne pas dire en phase avec celle véhiculée par l’internet si bien que ce dernier va s’inviter de plus en plus dans les publications. Quant aux médias mainstream ils ne s’en font encore l’échos que comme s’il s’agissait d’une bête curieuse. Retard qu’ils combleront l’année suivante en 1996 où le terme de « révolution » sera allègrement associé à celui de l’internet (Magazine ‘Capital’ de juillet 1996, voir couverture ci-dessous).

C’est que l’internet et le web plus qu’aucune autre technologie émergente croissent à une vitesse vertigineuse et détournent l’attention et l’argent jusqu’à lors focalisée sur 2 grands chantiers avec des conséquences économiques bien réelles, le multimédia et les Autoroutes de l’information, chantiers dans lesquels des pays dont la France sont sérieusement investis en 1995.

La révolution internet” dossier spécial du magazine Capital au mois de juillet 1996 – Crédit photo : Boris Perchat (collection personnelle)
La révolution internet” dossier spécial du magazine Capital au mois de juillet 1996 – Crédit photo : Boris Perchat (collection personnelle)

 

Le supplément du magazine CD MEDIA intitulé 'Internet Reporter' - Edition du mois de mai 1995 - Crédit photo : Boris Perchat
Le supplément du magazine CD MEDIA intitulé ‘Internet Reporter’ – Edition du mois de mai 1995 – Crédit photo : Boris Perchat (collection personnelle)

 

Magazine Interactif du mois de février 1995 - Consacre plusieurs articles à l'internet - Crédit photo : Boris Perchat
Magazine Interactif du mois de février 1995 – Consacre plusieurs à l’internet – Crédit photo : Boris Perchat (collection personnelle)

En cours :

Je suis en quête d’un logo de l’hébergeur Altern.org et de la société Oléane datant de 1995 et de façon à les ajouter à l’image en tête de l’article.
Le logo FDN en noir et blanc est celui de French Data Network mais il date de 1997. Là aussi je suis en quête d’un logo de 1995.

Sources principales :

www.internetlivestats.com/
fr.wikipedia.org/wiki/Internet_en_France
www.zdnet.fr/actualites/il-y-a-20-ans-l-adsl-fait-entrer-la-france-dans-le-haut-debit-39887067.htm
enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000451/les-debuts-d-internet-en-france.html
www.legaline.com/column7.htm www.cnetfrance.fr/produits/histoire-d-internet-explorer-de-1995-a-nos-jours-39754632.htm#:~:text=Internet%20explorer%20a%20fait%20ses,pack%20d'am%C3%A9liorations%20pour%20Windows.
fr.wikipedia.org/wiki/Minitel#cite_note-ZDnet-35
www.zdnet.fr/actualites/minitel-encore-220-millions-de-connexions-en-2007-39377219.htm
www.ibiblio.org/pioneers/andreesen.html steve-parker.org/articles/microsoft/
www.sam-mag.com/default.aspx?ACT=5&content=391&id=11&mnu=1
fr.wikipedia.org/wiki/Netscape_Navigator
www.letenneur.com/
Magazine Internet Reporter n°1 / 3 / 10

Images en tête de l’article :

Le globe terrestre provient de Shutterstock /  Dima Zel
Les logos des FAI proviennent de scanners effectués sur des magazines issus de la collection personnelle de Boris Perchat (Internet Reporter notamment)
Les logos FDN et Infonie proviennent de archive.org

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