création

J’ai été dans les années 2000 et je le suis désormais de nouveau depuis avril dernier, depuis avril . J’utilise le terme freelance mais le statut officiel c’est auto-entrepreneur ou entreprise individuelle (EI).

Je suis redevenu freelance 

Ces derniers mois je me suis consacré spécialement à 3 projets : 

  • J’ai apporté une version 1.0 à la licence Richesse Collaborative Universelle 
  • J’ai initié une rencontre entre freelances à
  • J’ai imaginé une nouvelle offre de service en rapport avec la création de , ai écrit son contenu et suis actuellement en train de mettre sur pied son site web ; cette offre ne sera visible du public que dans quelques semaines. Elle s’ajoutera à mon activité de création de sites web.

En plus de réaliser le site , je me suis occupé des éléments de communication à destination de la clientèle en magasin (PLV, et borne interactive). J’étais également compétent pour ce qui relevait des clichés des produits (pains, viennoiseries et pâtisseries).

J’ai aimé cette expérience pour plusieurs raisons :

  • je travaillais en direct avec le fondateur et directeur de l’enseigne
  • son fondateur avait une vue ambitieuse de son et de son enseigne et beaucoup de projets en tête
  • tout était à faire en matière de communication : quand j’ai débuté la collaboration seul le logo de l’enseigne existait : il fallait donc également rédiger le contenu écrit des éléments de communication, choisir les mots justes et y apporter les éléments ergonomiques et graphiques
  • je faisais appel à des professionnels qui venaient me compléter là où ma compétence s’arrêtait ce qui fut le cas pour les par exemple
  • les pains, viennoiseries et pâtisseries étaient juste délicieux 😉

Cette expérience m’a permise en outre :

  • de pouvoir mettre en application ma conviction en matière de web à savoir : un est non seulement un élément de communication mais aussi un élément au service de la stratégie à court, moyen et long terme de l’entreprise et qu’il faut le penser dès le départ comme tel ;
  • de constater qu’un beau projet c’est aussi et peut être d’abord une entre 2 individus et comme ce fut le cas avec le fondateur de l’enseigne.

Voici un aperçu du site web réalisé à l’époque par mes soins :

  • Vous constaterez que son design n’est plus au goût du jour. Comme exprimé pour 2 autres projets ici et , les codes évoluent sur le web. A l’époque son aspect était conforme aux attentes des internautes.
  • Vous remarquerez en outre que la charte graphique du site web fait un clin d’oeil à l’ des enfants spécialement du fait de la présence d’une mascotte (le coq en haut à droite des pages). C’est délibéré. Le fondateur de l’enseigne était très désireux d’attirer l’attention des enfants et de les initier aux bons produits fabriqués à partir d’ingrédients de qualité.
  • Vous noterez que les couleurs jaune, rouge et dominent sur les pages. Elles sont un rappel des couleurs de l’enseigne, de son logo mais elles permettent aussi une mise en valeur des produits pains, pâtisseries et viennoiseries vendus par l’enseigne. Elles véhiculent en outre une symbolique propre aux couleurs : le jaune véhicule l’optimisme, le rouge dynamise et l’orange suggère la créativité.

J’ai finalement été averti par ParisWeb que je ne serai pas parmi les conférenciers de leur prochaine édition du 6 et 7 octobre . Chaque prétendant et dont je faisais partie donc, avait la possibilité de soumettre jusqu’à 5 sujets de conférence et j’en ai soumis 2 pour ma part dont l’un sur la comme j’en faisais part dernièrement et l’autre sur la pollution (abordée sous l’angle du ) mais hélas ni l’un ni l’autre n’a été retenu. L’ que j’ai reçu aujourd’hui explique qu’il y a eu de nombreux sujets proposés et il a fallu que les organisateurs fassent une difficile sélection.

J’étais enthousiaste à l’ de pouvoir défendre mes visions -au moins une parmi les 2 suggérées- devant le public de cette manifestation et nourrissais beaucoup d’espoir qu’elles aient un échos auprès de l’écosystème web. Mais hélas cela n’aura pas lieu.

Je prévois d’assister à ParisWeb 2022 en tant que simple participant donc. Ce sera ma première participation.

J’ai débuté à la mi-avril une activité . J’officie dans la de sites . J’ai connu préalablement le statut de freelance de 2000 à 2009. J’étais alors également créateur de sites web.

Voici le et le texte annonçant la . J’ai commencé leur diffusion sur les réseaux :

Nouvelle rencontre des orléanais
… avec une question : comment se faire connaître de l’écosystème orléanais (et au delà) et développer ainsi son activité ?
… et un premier élément de réponse : et si on créait un annuaire des freelances orléanais ?
Entrée libre sans inscription préalable, une consommation au bar par personne attendue

Freelances de l’écosystème orléanais, discutons de ce qui nous anime… entre freelances 🙂

C’est le moment de venir partager ce que vous avez envie de partager par exemple vos bonnes pratiques mais aussi d’entendre vos confrères qui pourront qui sait, vous apprendre un truc qui vous manquait sur un domaine qui n’est pas votre spécialité. Être freelance, c’est un chemin exigeant et donc on gagne à se le faciliter 

A chaque rencontre une question sera soulevée qui sans monopoliser nos discussions constituera le fil rouge de nos échanges informels. A la fin de la rencontre on se donne quelques minutes pour permettre à ceux qui ont un élément de réponse de le partager oralement devant les participants.

Il en ressort quelque chose… ou pas 😉

Ambiance détendue, chacun s’offre un verre, c’est la fin de journée et on fait honneur par la même occasion à l’établissement qui a la sympathie de nous recevoir.

Aspirant(e)s freelances vous êtes les bienvenus ! … et si par exemple vous souhaitiez obtenir un retour sur l’activité d’indépendant en général de la part de ceux qui sont passés à l’acte.

les débuts de l'internet en France en 1995 les débuts de l'internet en France en 1995

Avant de vous montrer ce site créé en 1995 dans une prochaine partie dont la publication est à venir, souvenons-nous d’abord du contexte.

En 1995 le web fait parler de lui en France et interroge : faut-il s’y intéresser sérieusement ou pas ?

J’avais la chance de travailler en semaine à cette année là. J’ai conscience que cela a été une chance en effet car Paris a été l’un des épicentres majeurs de la diffusion de l’ et du web en France. J’ai eu l’occasion de surcroît du fait de mon travail d’approcher des acteurs de l’internet. Le week-end je quittais Paris et repartais chez moi à Épernay ce qui me permettait d’être témoin de l’essor de l’internet selon un autre prisme, différent de celui de l’écosystème parisien.

Je me souviens à l’époque de publics éclectiques. Il y avait les convaincus et évangélisateurs. Il y avait les utilisateurs curieux possédant déjà leur abonnement et ceux qui percevaient l’internet a contrario comme un effet de mode. Entre les 2 il y avait les attentistes, les indécis et ceux qui n’en avaient encore jamais entendu parlé ou qui en avaient attendu parlé sans jamais l’avoir vu. Qu’à cela ne tienne, en 1995 des cafés, tel que le Café Orbital à Paris, commencent à proposer à leurs clients de « surfer sur le net » pour 1 franc la minute et ouvrent la voie à ce que l’on nommera « cybercafés » lesquels essaimeront en grande quantité les années suivantes partout en France.

Extrait du journal France3 du 12 mai 1995 – Les débuts d’Internet en France – Café Orbital, un des premiers cybercafés – Source : France3/INA – Source vidéo

Tous les utilisateurs ne disposaient pas nécessairement d’une connexion chez eux car se connecter au réseau des réseaux n’était pas une pratique si aisée qu’elle l’est de nos jours. La connexion n’était en effet pas permanente et fluide comme aujourd’hui mais nécessitait une démarche volontaire qui comportait une petite dose de technicité et ne serait-ce que pour parvenir à brancher et paramétrer le boitier de connexion à l’internet (le modem) sur son ordinateur. Une tentative de connexion pouvait échouer et il pouvait être nécessaire de s’armer de patience, sans compter qu’un abonnement à l’internet représentait un budget (entre 70 et 250 francs chaque mois selon les fournisseurs auxquels il fallait ajouter le plus souvent des frais d’ouverture de contrat d’abonnement). Pour beaucoup d’utilisateurs des premières heures, l’internet fut accessible donc par le biais des cybercafés mais aussi par l’intermédiaire des entreprises qui les employaient ; une majorité des abonnements à l’internet furent dans un premier contractés par des entreprises. Je bénéficiais d’une connexion à la maison (via Imaginet) et d’une connexion au travail pour ma part.

Un exemple de modem – Source – Licence : Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license.

En 1995, on compte 7 millions d’internautes dans le monde dont 250 000 environ en France (beaucoup moins selon d’autres sources, tout dépend de ce que l’on considère comme un internaute, doit-on comptabiliser ceux qui se connectent dans un cybercafé sans connexion à la maison ?). Nous sommes aujourd’hui 5,2 milliards d’internautes répartis sur toute la planète dont 61 millions environ en France.

En 1995 nous sommes encore loin d’une démocratisation du réseau des réseaux et spécialement de son fer de lance, le web, qui n’interviendra qu’à partir de 1999 avec l’accès « haut débit » l’ADSL puis dans les années 2000 avec l’essor du commerce électronique. En 1995 nous ne sommes certes plus dans les prémices du web en France que des acteurs tels que French Data Network et Altern ont consacrés dès 1992 ou encore Oléane dès 1991 mais nous sommes encore dans ses débuts. L’accès grand public au web va franchir un palier supplémentaire grâce à des fournisseurs d’accès à l’internet (FAI) français tels que World-Net (dès 1994), FranceNet (dès 1994), CalvaCom (dès 1994), Internet plus (dès 1994), MicroNet, InternetWay, Club-Internet, Infonie et Imaginet. Pour rappel, le plus célèbre FAI, Wanadoo créé par France Télécom (renommé Orange en 2006) n’interviendra qu’à partir de 1996. France Télécom dans un premier temps fera en effet le choix de ne pas miser sur l’internet et privilégiera son fleuron le Minitel en place depuis 1980. Le Minitel rassemble à l’époque plus de 6 millions d’utilisateurs et donne accès à 25 000 services. Au cours des 10 années suivantes il perdra 90% de ses utilisateurs qui lui préfèreront l’internet.

Minitel
Un minitel. Crédit photo kevin, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons

Outre Atlantique, un autre acteur de taille, Microsoft, fait barrage à l’internet auquel il ne croit pas et développe un projet concurrent. A contrario d’un réseau public accessible à tous comme le suggère l’internet, le patron de Microsoft, Bill Gates, entame la construction d’un réseau privé intitulé The Microsoft Network (MSN) dont il va offrir les prémices aux utilisateurs de son système d’exploitation vedette Windows95 et auquel il se destine exclusivement. Mais il finit par se raviser car le succès de l’internet ne se dément pas et devient toujours plus fulgurant. Microsoft changera son fusil d’épaule en 1996 et décidera de développer son propre navigateur internet, Internet Explorer, qui viendra concurrencer la navigateur emblématique de l’époque : Netscape Navigator.

Apparu en 1994 Netscape Navigator est le premier navigateur internet a avoir été distribué à grande échelle. Il était téléchargeable gratuitement et accessible aussi bien sur Windows, Mac OS qu’Unix. Il était plébiscité aussi bien des utilisateurs que des concepteurs de sites web à la fois pour son interface mais aussi pour ses fonctionnalités et avancées techniques qui permettaient notamment une plus grande richesse et liberté de mise en page… Les concepteurs de Netscape Navigator inventèrent notamment le GIF animé (toujours très populaire de nos jours) ou encore la balise HTML ‘blink’ pour les connaisseurs qui se souviennent 😉

Netscape Navigator a beaucoup contribué à rendre les contenus présentés sur le web de plus en plus intéressants et de plus en plus attrayants à un moment où les internautes voulaient se laisser séduire par cette nouvelle manière de naviguer dans le savoir que l’internet leur offrait.

La version 2.02 de Netscape Navigator – Voir en grande tailleIndolering, CC0, via Wikimedia Commons

1995 c’est l’année du lancement du site de vente en ligne Amazon lequel débute en proposant exclusivement des livres (Cyber-BookStore). 1995 c’est 1 an après la des moteurs de recherche Yahoo et Altavista et 3 ans avant la création de Google et de son célèbre moteur de recherche du même nom.

La page d’accueil du Amazon (août 1995) – Source : restauration de Taran Van Hemert – Cliquez sur l’image pour la voir en grande taille

Courant 1994 on compte sur le globe 3000 sites web (à l’époque on ne les nomme pas ‘sites web’ mais ‘serveurs web’). Fin 1994, on en compte 10000. Courant 1995, on en dénombre 23 500. Aujourd’hui en 2022 le nombre de sites web disponibles sur la planète approche les 2 milliards.

En France quelques publications spécialisées commencent à apparaitre dans les kiosques à journaux comme par exemple Internet Reporter (voir la couverture du n°3 du mois de mai 1995 ci-dessous). D’autres médias parlent de l’internet en lui consacrant une rubrique ou un article, voire plusieurs (Magazine ‘Interactif’ de février 1995, voir couverture ci-dessous). La période est riche d’autres thématiques qui occupent les imaginaires, tels que le cyber et le virtuel, thématiques qui sont très proches pour ne pas dire en phase avec celle véhiculée par l’internet si bien que ce dernier va s’inviter de plus en plus dans les publications. Quant aux médias mainstream ils ne s’en font encore l’échos que comme s’il s’agissait d’une bête curieuse. Retard qu’ils combleront l’année suivante en 1996 où le terme de « révolution » sera allègrement associé à celui de l’internet (Magazine ‘Capital’ de juillet 1996, voir couverture ci-dessous).

C’est que l’internet et le web plus qu’aucune autre technologie émergente croissent à une vitesse vertigineuse et détournent l’attention et l’argent jusqu’à lors focalisée sur 2 grands  avec des conséquences économiques bien réelles, le multimédia et les Autoroutes de l’information, chantiers dans lesquels des pays dont la France sont sérieusement investis en 1995.

La révolution internet” dossier spécial du magazine Capital au mois de juillet 1996 – Crédit photo : Boris Perchat (collection personnelle)
La révolution internet” dossier spécial du magazine Capital au mois de juillet 1996 – Crédit photo : Boris Perchat (collection personnelle)

 

Le supplément du magazine CD MEDIA intitulé 'Internet Reporter' - Edition du mois de mai 1995 - Crédit photo : Boris Perchat
Le supplément du magazine MEDIA intitulé ‘Internet Reporter’ – Edition du mois de mai 1995 – Crédit photo : Boris Perchat (collection personnelle)

 

Magazine Interactif du mois de février 1995 - Consacre plusieurs articles à l'internet - Crédit photo : Boris Perchat
Magazine Interactif du mois de février 1995 – Consacre plusieurs à l’internet – Crédit photo : Boris Perchat (collection personnelle)

En cours :

Je suis en quête d’un logo de l’hébergeur Altern.org et de la société Oléane datant de 1995 et de façon à les ajouter à l’image en tête de l’article.
Le logo FDN en noir et blanc est celui de French Data Network mais il date de 1997. Là aussi je suis en quête d’un logo de 1995.

Sources principales :

www.internetlivestats.com/
fr.wikipedia.org/wiki/Internet_en_France
www.zdnet.fr/actualites/il-y-a-20-ans-l-adsl-fait-entrer-la-france-dans-le-haut-debit-39887067.htm
enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000451/les-debuts-d-internet-en-france.html
www.legaline.com/column7.htm www.cnetfrance.fr/produits/histoire-d-internet-explorer-de-1995-a-nos-jours-39754632.htm#:~:text=Internet%20explorer%20a%20fait%20ses,pack%20d'am%C3%A9liorations%20pour%20Windows.
fr.wikipedia.org/wiki/Minitel#cite_note-ZDnet-35
www.zdnet.fr/actualites/minitel-encore-220-millions-de-connexions-en-2007-39377219.htm
www.ibiblio.org/pioneers/andreesen.html steve-parker.org/articles/microsoft/
www.sam-mag.com/default.aspx?ACT=5&content=391&id=11&mnu=1
fr.wikipedia.org/wiki/Netscape_Navigator
www.letenneur.com/
Magazine Internet Reporter n°1 / 3 / 10

Images en tête de l’article :

Le globe terrestre provient de Shutterstock /  Dima Zel
Les logos des FAI proviennent de scanners effectués sur des magazines issus de la collection personnelle de Boris Perchat (Internet Reporter notamment)
Les logos FDN et Infonie proviennent de archive.org

tient sa 17eme édition en octobre prochain. J’ai postulé pour m’entretenir devant son public d’un sujet auquel je réfléchis depuis de nombreuses années : l’, enfer ou paradis de la ? Il y a un processus de sélection en interne désormais qui va étudier tous les sujets soumis parmi les aspirants conférenciers. J’espère être retenu car l’actualité ne dément pas sur le sujet et notamment avec OpenSea.io, la plus grande plateforme d’échange de NFT qui a révélé que plus de 80% des NFT créés et mises en ligne gratuitement étaient des “plagiats, des fausses collections et du spam”.
: www.paris-web.fr/
A propos de OpenSea.io : www.presse-citron.net/fakes-plagiat-cette-plateforme-suspend-la-vente-de-nft-jusqua-nouvel-ordre/

En j’avais projeté de donner ma conférence dans une brasserie d’ où je réside mais ce projet avorta. Voici le que j’avais réalisé à l’époque.

 

Ce jeudi 12 novembre 1998, nous étions 3 conférenciers à intervenir au Centre Culturel Saint-Exupéry de Reims.
J’ai été invité par son Directeur en ma qualité de créateur de sites et du fait de mon expérience à l’époque déjà longue de 4 ans. Je défendais l’ que les métiers de demain n’existaient pas encore et que de nouveaux allaient apparaitre du fait du succès incroyable de l’ et du web.
En 1998 alors que l’échange a lieu l’internet et le web ont acquis un intérêt auprès du grand public sans pour autant être encore entrés dans leur quotidien au point de le révolutionner. Nous sommes encore peu à avoir une connexion internet à la maison et ce sera le cas jusqu’en 1999 date à laquelle la connexion haut débit dite ‘ADSL’ fera son apparition participant à une plus grande démocratisation de l’outil.
Le directeur du Centre Culturel était lui tout comme moi un convaincu de l’importance de l’outil et de s’y pencher pour anticiper ses usages et notamment ses métiers.

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