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Troisième partie d’un sujet traitant de mon statut de créateur de sites web et pour aboutir à la mise en évidence de constats sur ce statut. Après avoir évoqué la nécessité d’une distinction entre création web et conception  dans une première partie, puis de la nécessité de créer le statut de réalisateur web dans une seconde partie, j’explique dans ce nouvel article en quoi le statut d’intégrateur web qui est un statut ancien nécessite cependant d’être réhabilité. Je vous recommande la lecture de l’ensemble des parties (celle-ci, les précédentes ici et ici, et celle à venir) car chacune apporte aux précédentes un éclairage supplémentaire et aucune ne saurait être donc prise indépendamment des autres.

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Maintenant que les étapes de , de conception et de réalisation ont été distinguées les unes des autres a-t-on notre modèle ?

Non.

C’est insuffisant.

Si la distinction entre le créateur web, le concepteur web et le réalisateur web est essentielle il est nécessaire cependant de prendre en compte une 4ème personne qui va s’ajouter aux 3 autres. 

Cette personne c’est l’intégrateur web.

Contrairement au réalisateur web l’intégrateur web est un statut qui existe bien mais il est plus discret et ne se véritablement plus que dans les projets de taille. Il arrive aussi qu’il soit un statut partagé avec d’autres comme dans le cas du concepteur-intégrateur ou développeur-intégrateur. 

Il est pourtant un statut ancien et s’il est possible de le voir apparaitre sur le web sous la dénomination d’intégrateur HTML c’est que cette dernière est un héritage d’une époque « ancienne » où la mise sur pied d’un était une chose moins complexe qu’aujourd’hui parce qu’elle pouvait encore se contenter d’utiliser le premier langage du web, le HTML de façon majoritaire alors qu’aujourd’hui il en existe plusieurs et que le HTML est devenu beaucoup moins proéminent.

Alors quel est le rôle de l’intégrateur web ?

Si après les étapes de la création et de la conception, l’étape de la réalisation a permis au site web d’acquérir une dimension plus concrète en donnant forme dans la matière à des contenus qui n’existaient encore que sur ou sous forme d’une maquette sur écran, cette concrétisation ne suffit pas. Ces contenus remis par différents réalisateurs excellant chacun dans le domaine qui est le leur tel le graphisme, l’illustration, l’écriture ou encore la vidéo, sont encore à ce stade séparés les uns des autres.

Il va donc s’agir désormais de réunir ces contenus au sein des pages web. Et il s’agit de le faire en s’assurant que tous les futurs visiteurs du site web vont y accéder dans des conditions optimales quelque soit leur navigateur , leur configuration matérielle, leur bande passante, leur débit internet, leur localisation géographique, idéalement leur langue et sans oublier leur handicap.

Ces exigences d’accès au contenu qui ne souffrent d’aucune discrimination, c’est ce que l’on nomme l’accessibilité web et dont l’intégrateur web est tout à la fois le gardien et l’artisan final.

C’est ainsi -et pour ne prendre qu’un exemple- que l’intégrateur web va s’assurer que les images qu’il va incorporer au site web, selon l’emplacement qui a été prévu en amont lors de l’étape de la conception, n’excèdent pas un certains poids (exprimée en Ko, kilo octet) afin que celles-ci ne mettent pas trop de à se charger sur l’écran des futurs visiteurs du site web. Il va s’assurer de leur lisibilité une fois leur poids réduit, de leur conformité aux standards du web pour ce qui relève par exemple du format de fichier utilisé ou encore de la présence d’une alternative textuelle.

Un développeur web pourrait aussi bien s’en charger. Car après tout le c’est la plus petite couche technique d’un site web qui peut régenter tout ce qui s’affiche sur un écran jusqu’au moindre pixel. Un développeur web sait placer une image, une illustration ou un texte à un emplacement décidé en amont sur papier ou sur une maquette lors de la phase de conception du site web et il le fera donc au pixel près.

Seulement un développeur à qui l’on demande d’être aussi un intégrateur c’est un développeur qui va avoir besoin de faire un grand écart entre 2 mondes, le sien, celui du code informatique et celui des contraintes techniques et fonctionnelles complexes issues de l’accessibilité web.

Concevoir des pages qui s’adressent absolument à tous et comme le prévoit le web dans ses fondements cela suppose de rendre ces pages accessibles à tout type de handicap qu’il soit physique, visuel (daltonisme, malvoyance), auditif ou cognitif (la dyslexie et autres troubles ‘Dys’ par exemple).

Cela suppose de surcroit de prendre en compte les personnes qui pourraient avoir des difficultés à accéder aux contenus du fait de contraintes géographiques, sociales ou culturelles (barrière de la langue).

C’est une tâche complexe.

L’intégrateur est là pour s’en charger. Il intègre toutes les contraintes. Il est une personne qui ne fuit pas devant la complexité des situations qui s’offrent à lui et alors que celles-ci peuvent parfois se télescoper entre elles. 

L’intégrateur est une personne qui, en écoutant les attentes formulées par le créateur, va pouvoir préciser au concepteur comment faire se rejoindre celles du créateur et celles des futurs visiteurs. Il va travailler avec le concepteur pour écrire les spécifications techniques et fonctionnelles du site web qui seront communiquées aux réalisateurs web.

Tout cela est bien beau me direz-vous mais dans les faits on constate que très très peu de sites web tiennent compte de toutes les règles d’accessibilité quand il s’agit de publics avec un handicap spécialement. 

Oui et c’est pour cela que j’indiquais en début d’article qu’il est nécessaire que ce statut d’intégrateur web connaisse une réhabilitation. 

Elle serait double : 

1 – reconnaitre que l’intégration est une phase incontournable qui ne peut se laisser amalgamer à une autre fonction. Le développeur-intégrateur web dont je citais l’exemple est un grand écart délicat à maintenir. La seule tolérance possible c’est de voir un développeur web s’équiper de connaissances en intégration et pour dialoguer d’autant mieux avec l’intégrateur web qu’il accompagne en phase finale avant la sortie du site web… et inversement. 

L’intégrateur web est de part sa tâche une personne avec un savoir polyvalent le rendant capable d’embrasser toute la chaîne de création de valeur du web mais il doit rester un spécialiste de l’accessibilité avant tout.

2 – réhabiliter l’intégrateur c’est réhabiliter l’accessibilité web qui est une notion insuffisamment prise en compte.

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J’ai fini de lister et de présenter les différents grands statuts incontournables à la mise sur pied d’un site web.

Ils sont donc au nombre de 4 : le créateur web, le compteur web, le réalisateur web et l’intégrateur web.

Dans mon prochain article je parler des implications et de l’utilité de ce modèle. 

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Crédit photo Monstera

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Score de pensée : 14/10
Non seulement l’article est fidèle à ma pensée mais en l’écrivant j’ai étendu ma pensée jusqu’à atteindre un raisonnement auquel je ne pouvais prétendre alors que j’initiais son écriture. L’écriture m’a permise d’aller plus loin que ma pensée originelle.
J’ai déjà fait le constat par le passé en écrivant des textes mais c’est la 1ère fois que j’attribue un score de pensée qui dépasse les 10/10 depuis que j’ai écris mon article de référence sur le sujet. Il faudra que j’alimente le contenu relatif au score de pensée d’une nouvelle dimension pour y faire référence.
A propos du score de pensée

A 10 ans en 1983 : j’effectue mes premiers pas sur un

Je pianote pour la première fois sur un micro-ordinateur, celui de mon père, un oric 1. Je découvre les jeux-vidéos sur un écran de télévision et avec eux l’interactivité clavier / écran. Les jeux- sont sommaires à l’époque mais ils me fascinent. Je me souviens de Frog, Invader, Centipede et du ‘Manoir du Dr Génius’. Leur chargement est plutôt ardu et je n’y ai véritablement accès qu’avec l’aide de mon père.


A 13 ans en 1986 : je réalise ma première conception autodidacte, un jeu vidéo

Après avoir harcelé mes parents, je me fais offrir mon premier micro-ordinateur : un Yamaha YIS-503F appartenant au standard MSX.Je choisis cet ordinateur sur les conseils d’un ancien camarade de classe et ami possédant lui aussi un ordinateur du standard MSX. Nous échangeons des informations par correspondance et parfois des jeux sur K7 audio ainsi que sur cartouche. J’achète des publications notamment Hebdogiciel qui me permettent de ma familiariser avec le code de programmation MSX-BASIC. Je réalise un petit jeux-vidéo depuis chez moi avec les connaissances apprises.

Je suis de près les premiers héros hybrides (Cobra, X-OR)… Je dévore les “livres dont vous êtes le héro”. Surtout, je regarde avec fascination l’émission Temps X des frères Bogdanoff.

MSX : fr.wikipedia.org/wiki/MSX

Yamaha MSX YIS-503F : www.generation-msx.nl/hardware/yamaha/yis-503f/1029/


A 15 ans en 1988 : je poursuis mon exploration des jeux vidéo et réfléchis à leur avenir

Je me procure avec mes frères un micro-ordinateur Commodore 64… des heures et des heures de jeux vidéo. J’économise et achète des K7 de jeux piratés par correspondance à d’autres jeunes (il faudra que je précise le mode opératoire prochainement). L’ordinateur me fait rêver et j’aime passer du temps à imaginer à quoi ressembleront les jeux vidéo de demain.


A 17 ans en 1990 : j’élargis ma réflexion à la place de l’être humain sur Terre et dans l’univers
A 20 ans en 1993 : je projette de réaliser un tour du monde des couchers de soleil  
A 20 ans en 1993 : je projette de créer une chaîne télévisée qui filmerait le Terre h24
A 21 ans en 1994 : j’ai mon premier contact avec le web et l’internet  
A 21 ans en 1994 : je suis associé à un projet de laboratoire du futur
A 22 ans en 1995 : je réalise mon premier site web de façon autodidacte
A 22 ans en 1995 : j’interviens en tant que consultant junior auprès d’une grande entreprise française
A 23 ans en 1996 : je deviens webmaster pigiste pour une chaîne télévisée française
A 24 ans en 1998 : je créé une association dédiée à la mise sur pied de visions du futurs innovantes
A 25 ans en 1998 : je définis l’espace multimédia de la médiathèque de ma commune
A 25 ans en 1998 : j’interviens dans une conférence pour parler des métiers liés aux nouvelles technologies
A 27 ans en 2000 : je deviens créateur web (et pour les 9 prochaines années)
A 28 ans en 2001 : je créé un annuaire des sites web utiles aux entrepreneurs
A 33 ans en 2006 : je créé un blog intitulé « créons ensemble de nouvelles richesses » 
A 33 ans en 2006 : je définis 10 nouvelles marques et nouveaux produits qui nous engage dans la direction dite du “développement durable”
A 34 ans en : je créé une initiative en faveur des et usagés intitulée « 1 million de DVD pour la planète »
A 36 ans en 2009 : j’initie le projet intitulé « Savoir à grande vitesse »
A 39 ans en 2012 : J’initie une rencontre parisienne intitulée « Les Chroniques du Téléchargement »
A 39 ans en 2012 : j’initie une émission radio auprès de RadioCampus Orléans intitulée « La voix de l’internaute » (les audios sont off line mais j’en ai toujours une trace)
A 40 ans en 2013 : j’initie la rencontre et le blog « Crowdfunding mon amour! » qui vise à la d’un annuaire des plateformes de crowdfunding française. 200 plateformes seront répertoriées.
A 41 ans en 2014 : Je partage mon constat sur le crowdfunding au cours d’un meetup parisien
A 42 ans en 2015 : je donne une conférence sur la finance
A 43 ans en 2016 : je créé une société pour mettre sur pied un circuit de valorisation des CD et DVD usagés et pour faire suite à l’initiative 1 million de DVD pour la planète créée en 2007
A 45 ans en : je donne plusieurs conférences gratuites ouvertes à tout public sur la pollution
A 46 ans en 2019 : je créé l’initiative Plastique mon amour! : plastiquemonamour.fr/ et j’écris un article tissant un lien entre la pollution plastique et la câble sous-marins plastique-et-cables-sous-marins.fr/fr/
A 49 ans en 2022 : je (re)deviens créateur web freelance

Google cela a d’abord été et reste encore aujourd’hui le meilleur moteur de recherche au monde.

Vous utilisez la messagerie Gmail créée par Google (pardon Alphabet devrais-je dire) ? Mais en fait sachez que la messagerie Gmail est née en 2004 soit bien après la naissance du moteur de recherche Google laquelle est survenue en 1998.

Google, le premier moteur de recherche au monde… Pourtant cela ne l’empêche pas aujourd’hui comme nous l’apprend cet article d’être visé par une plainte de la part de moteurs de recherche ‘concurrents’ qui demandent au Parlement européen de faire sauter les verrous imposés par Google sur les appareils . Plusieurs moteurs de recherche souhaitent en effet que chaque utilisateur puisse à tout moment changer de moteur de recherche au-delà de la phase de configuration. 

Selon mon observation, aujourd’hui parce que la société Google (pardon Alphabet) s’est diversifiée dans des tas de domaines qui ne lui étaient pas familiers initialement marchant ainsi sur les plates bandes de tout le monde (email, stockage de données, réseau social et j’en passe et des meilleurs), la société Google par voie de conséquence de cette diversification effrénée est devenue un concurrent lambda qu’on ignore même pour sa capacité première qui est juste incroyable de nous permettre une recherche la plus précise et la plus pertinente sur une masse de données en croissance exponentielle.

Ce que je crains c’est que le moteur de recherche Google ne puisse plus tenir son rôle de premier moteur de recherche au monde et que nous écopions de moteurs de recherche aux capacités inférieures qui auront conquis le 1) par opportunisme en profitant de décision de justice de ce genre et dont la capacité de recherche sera TRES inférieure à ce que le moteur de recherche Google est capable  2) par oubli des utilisateurs de ce que Google est à l’origine à savoir un moteur de recherche hors pair.

Assistons-nous au début de la fin du meilleur moteur de recherche au monde ? Si c’est le cas c’est Google lui-même qui en a été l’artisan en se tirant une balle dans le pied le jour où les fondateurs du moteur ont décidé de s’intéresser à autre chose que la recherche de contenus sur le ce qui initialement était une compétence dans laquelle Google excellait et qui avait conduit à son succès.

S’il vous plait dites moi que je me trompe que j’apprenne quelque chose de neuf et élargisse ma perception du sujet. Je prétends que je sais comment Google doit se comporter mais je ne suis pas après tout à la place de ses 2 fondateurs.

Car il se pourrait que nous assistions par la même occasion au début d’une ère nouvelle pour ce qui est de la recherche sur le web et qui consacrera des moteurs de recherche émergeants qui en ayant eu l’ de faire valoir leur existence et que celle-ci soit équitable par rapport au géant Google, vont nous permettre d’aborder la recherche sur le web de manière plus efficace et plus pertinente.

Il y a 2 axes d’explorations que je n’aborde pas dans mon développement mais que j’ai à l’esprit et qui pourrait nous permettre une interprétation plus juste des événements :

  • Comment le moteur de recherche Google est-il parvenu à s’imposer en tant que premier moteur de recherche alors que son essor en 1998 a coïncidé avec la présence d’un parc de moteurs de recherche à l’époque déjà important et qui n’était pas dénué d’intérêt et notamment : Altavista (né en 1994), Ask.com (né en 1996), Excite (né en ), HotBot (né en 1996), Lycos (né en 1994) ?
  • La demande des moteurs de recherche de laisser le choix à l’utilisateur de décider du moteur de recherche qui deviendra son moteur de recherche par défaut est analogue avec celles que les navigateurs (dont Firefox) ont faite il y a plusieurs années quand ils ont demandé à la Commission européenne en décembre 2009 qu’elle oblige désormais Microsoft à ne plus imposer de manière exclusive son navigateur internet aux utilisateurs de windows. J’avais à l’époque estimé sur ce sujet des navigateurs internet qu’il était nécessaire d’en débattre et je ne suis par surpris que l’ se répète sur un sujet connexe et même identique car entre- les navigateurs internet sont devenus à leur façon des moteurs de recherche et les moteurs de recherche sont devenus quant à eux des navigateurs de recherche. Duck Duck Go qui fait partie des plaignants dans l’affaire sus citée et qui a l’origine est un moteur de recherche (né en 2008) s’offre en tant que navigateur internet depuis 2022 avec Duck Duck Go Privacy Browser. Google est-il besoin de le rappeler, était un moteur de recherche à l’origine (né en 1998) puis est devenu en 2008 un navigateur internet par l’intermédiaire de Chrome.

Question subsidiaire : est-ce que l’avenir du web et de l’internet par extension y trouve son compte lorsqu’il est décidé à coup de décisions de justice émises par une instance publique fut-elle européenne ?

Ce que l’on peut retenir avec certitude c’est que les problèmes qui ne sont pas résolus se perpétuent et s’étendent. Parce que la liberté de choisir le navigateur internet qui allait devenir son navigateur par défaut sur sa machine n’a jamais été véritablement établit, il ressurgit à sa façon désormais avec les moteurs de recherche.

Alors est-ce que les moteurs de recherche vont parvenir à se faire entendre et à être présentés de manière équitable à côté du moteur de recherche Google ? Oui sans doute allons nous assister à une avancée en la matière mais cela ne signifie pas qu’elle parviendra à s’instaurer durablement dans le temps à partir du moment où elle est la conséquence d’une décision du justice et non une pratique décidée de manière délibérée par les utilisateurs, nous les internautes.

On ne le dit pas clairement mais il faut comprendre que le web et l’internet sont dans une logique d’effondrement tirés vers le bas par une logique de concurrence issue d’une façon très particulière d’aborder le monde.

Pour en finir avec l’an 2000 c’est le nom d’un programme spécial diffusé en janvier 1998 sur la chaîne Canal+. Il s’agissait d’une nuit entière d’interviews, reportages, extraits de films dédiés au mythe de l’an 2000. Un accompagnait et annonçait l’émission lequel a été réalisé par mes soins dans le courant de l’année 1997. A l’époque les codes étaient différents d’aujourd’hui et son apparence parait aujourd’hui désuète.

Le site est consultable ici ; il manque certaines images ce qui se produit souvent quand l’ Archive s’occupe d’archiver un site web.

J’ai imaginé les rubriques suivantes et ai écrit leur contenu pour enfin les mettre en forme en tant que page web :

  • Robida, Visionnaire
  • La Carte du Futur
  • Peut-on créer le futur
  • L’arche de Noé

Je ne connaissais pas Albert Robida à l’époque. J’ai voulu réaliser une rubrique sur le site web à son sujet quand l’équipe de Canal+ m’a parlé de lui.

Les en page d’accueil ne sont pas de mon fait ; elles sont des de l’illustrateur de l’équipe au sein de laquelle je travaillais.

J’ai mis en place d’autres pages web lors de mon passage au sein de la cellule web de Canal+. J’ai également travaillé pour Canal+ Multimédia, j’aurai l’occasion d’y revenir. J’avais le statut d’intermittent du spectacle.

Vous remarquerez que le design du site web est désuet. En réalité il appartient à un autre âge. Si vous n’avez pas connu le web dans ses premiers , sachez qu’en 1997 les standards graphiques étaient différents. Voici par exemple la page d’accueil de en 1998. Si vous la comparez à celle actuelle vous comprendrez mieux.

J’ai finalement été averti par ParisWeb que je ne serai pas parmi les conférenciers de leur prochaine édition du 6 et 7 octobre . Chaque prétendant et dont je faisais partie donc, avait la possibilité de soumettre jusqu’à 5 sujets de conférence et j’en ai soumis 2 pour ma part dont l’un sur la comme j’en faisais part dernièrement et l’autre sur la pollution (abordée sous l’angle du ) mais hélas ni l’un ni l’autre n’a été retenu. L’ que j’ai reçu aujourd’hui explique qu’il y a eu de nombreux sujets proposés et il a fallu que les organisateurs fassent une difficile sélection.

J’étais enthousiaste à l’ de pouvoir défendre mes visions -au moins une parmi les 2 suggérées- devant le public de cette manifestation et nourrissais beaucoup d’espoir qu’elles aient un échos auprès de l’écosystème web. Mais hélas cela n’aura pas lieu.

Je prévois d’assister à ParisWeb 2022 en tant que simple participant donc. Ce sera ma première participation.

les débuts de l'internet en France en 1995 les débuts de l'internet en France en 1995

Avant de vous montrer ce site web créé en dans une prochaine partie dont la publication est à venir, souvenons-nous d’abord du contexte.

En 1995 le web fait parler de lui en France et interroge : faut-il s’y intéresser sérieusement ou pas ?

J’avais la chance de travailler en semaine à cette année là. J’ai conscience que cela a été une chance en effet car Paris a été l’un des épicentres majeurs de la diffusion de l’internet et du web en France. J’ai eu l’occasion de surcroît du fait de mon travail d’approcher des acteurs de l’internet. Le week-end je quittais Paris et repartais chez moi à Épernay ce qui me permettait d’être témoin de l’essor de l’internet selon un autre prisme, différent de celui de l’écosystème parisien.

Je me souviens à l’époque de publics éclectiques. Il y avait les convaincus et évangélisateurs. Il y avait les utilisateurs curieux possédant déjà leur abonnement et ceux qui percevaient l’internet a contrario comme un effet de mode. Entre les 2 il y avait les attentistes, les indécis et ceux qui n’en avaient encore jamais entendu parlé ou qui en avaient attendu parlé sans jamais l’avoir vu. Qu’à cela ne tienne, en 1995 des cafés, tel que le Café Orbital à Paris, commencent à proposer à leurs clients de « surfer sur le net » pour 1 franc la minute et ouvrent la voie à ce que l’on nommera « cybercafés » lesquels essaimeront en grande quantité les années suivantes partout en France.

Extrait du journal France3 du 12 mai 1995 – Les débuts d’Internet en France – Café Orbital, un des premiers cybercafés – Source : France3/INA – Source vidéo

Tous les utilisateurs ne disposaient pas nécessairement d’une connexion chez eux car se connecter au réseau des réseaux n’était pas une pratique si aisée qu’elle l’est de nos jours. La connexion n’était en effet pas permanente et fluide comme aujourd’hui mais nécessitait une démarche volontaire qui comportait une petite dose de technicité et ne serait-ce que pour parvenir à brancher et paramétrer le boitier de connexion à l’internet (le modem) sur son . Une tentative de connexion pouvait échouer et il pouvait être nécessaire de s’armer de patience, sans compter qu’un abonnement à l’internet représentait un budget (entre 70 et 250 francs chaque mois selon les fournisseurs auxquels il fallait ajouter le plus souvent des d’ouverture de contrat d’abonnement). Pour beaucoup d’utilisateurs des premières heures, l’internet fut accessible donc par le biais des cybercafés mais aussi par l’intermédiaire des entreprises qui les employaient ; une majorité des abonnements à l’internet furent dans un premier contractés par des entreprises. Je bénéficiais d’une connexion à la maison (via Imaginet) et d’une connexion au travail pour ma part.

Un exemple de modem – Source – Licence : Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license.

En 1995, on compte 7 millions d’internautes dans le monde dont 250 000 environ en France (beaucoup moins selon d’autres sources, tout dépend de ce que l’on considère comme un internaute, doit-on comptabiliser ceux qui se connectent dans un cybercafé sans connexion à la maison ?). Nous sommes aujourd’hui 5,2 milliards d’internautes répartis sur toute la planète dont 61 millions environ en France.

En 1995 nous sommes encore loin d’une démocratisation du réseau des réseaux et spécialement de son fer de lance, le web, qui n’interviendra qu’à partir de 1999 avec l’accès « haut débit » l’ADSL puis dans les années 2000 avec l’essor du commerce électronique. En 1995 nous ne sommes certes plus dans les prémices du web en France que des acteurs tels que French Data Network et Altern ont consacrés dès 1992 ou encore Oléane dès 1991 mais nous sommes encore dans ses débuts. L’accès grand public au web va franchir un palier supplémentaire grâce à des fournisseurs d’accès à l’internet (FAI) français tels que World-Net (dès 1994), FranceNet (dès 1994), CalvaCom (dès 1994), Internet plus (dès 1994), MicroNet, InternetWay, Club-Internet, Infonie et Imaginet. Pour rappel, le plus célèbre FAI, Wanadoo créé par France Télécom (renommé Orange en 2006) n’interviendra qu’à partir de 1996. France Télécom dans un premier temps fera en effet le choix de ne pas miser sur l’internet et privilégiera son fleuron le Minitel en place depuis 1980. Le Minitel rassemble à l’époque plus de 6 millions d’utilisateurs et donne accès à 25 000 services. Au cours des 10 années suivantes il perdra 90% de ses utilisateurs qui lui préfèreront l’internet.

Minitel
Un minitel. Crédit photo kevin, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons

Outre Atlantique, un autre acteur de taille, Microsoft, fait barrage à l’internet auquel il ne croit pas et développe un projet concurrent. A contrario d’un réseau public accessible à tous comme le suggère l’internet, le patron de Microsoft, Bill Gates, entame la construction d’un réseau privé intitulé The Microsoft Network (MSN) dont il va offrir les prémices aux utilisateurs de son système d’exploitation vedette Windows95 et auquel il se destine exclusivement. Mais il finit par se raviser car le succès de l’internet ne se dément pas et devient toujours plus fulgurant. Microsoft changera son fusil d’épaule en 1996 et décidera de développer son propre navigateur internet, Internet Explorer, qui viendra concurrencer la navigateur emblématique de l’époque : Netscape Navigator.

Apparu en 1994 Netscape Navigator est le premier navigateur internet a avoir été distribué à grande échelle. Il était téléchargeable gratuitement et accessible aussi bien sur Windows, Mac OS qu’Unix. Il était plébiscité aussi bien des utilisateurs que des concepteurs de sites web à la fois pour son interface mais aussi pour ses fonctionnalités et avancées techniques qui permettaient notamment une plus grande richesse et liberté de mise en page… Les concepteurs de Netscape Navigator inventèrent notamment le GIF animé (toujours très populaire de nos jours) ou encore la balise HTML ‘blink’ pour les connaisseurs qui se souviennent 😉

Netscape Navigator a beaucoup contribué à rendre les contenus présentés sur le web de plus en plus intéressants et de plus en plus attrayants à un moment où les internautes voulaient se laisser séduire par cette nouvelle manière de naviguer dans le savoir que l’internet leur offrait.

La version 2.02 de Netscape Navigator – Voir en grande tailleIndolering, CC0, via Wikimedia Commons

1995 c’est l’année du lancement du site de vente en ligne Amazon lequel débute en proposant exclusivement des livres (Cyber-BookStore). 1995 c’est 1 an après la création des moteurs de recherche et Altavista et 3 ans avant la création de Google et de son célèbre moteur de recherche du même nom.

La page d’accueil du site web Amazon (août 1995) – Source : restauration de Taran Van Hemert – Cliquez sur l’image pour la voir en grande taille

Courant 1994 on compte sur le globe 3000 sites web (à l’époque on ne les nomme pas ‘sites web’ mais ‘serveurs web’). Fin 1994, on en compte 10000. Courant 1995, on en dénombre 23 500. Aujourd’hui en le nombre de sites web disponibles sur la planète approche les 2 milliards.

En France quelques publications spécialisées commencent à apparaitre dans les kiosques à journaux comme par exemple Internet Reporter (voir la couverture du n°3 du mois de mai 1995 ci-dessous). D’autres médias papier parlent de l’internet en lui consacrant une rubrique ou un article, voire plusieurs (Magazine ‘Interactif’ de février 1995, voir couverture ci-dessous). La période est riche d’autres thématiques qui occupent les imaginaires, tels que le cyber et le virtuel, thématiques qui sont très proches pour ne pas dire en phase avec celle véhiculée par l’internet si bien que ce dernier va s’inviter de plus en plus dans les publications. Quant aux médias mainstream ils ne s’en font encore l’échos que comme s’il s’agissait d’une bête curieuse. Retard qu’ils combleront l’année suivante en 1996 où le terme de « révolution » sera allègrement associé à celui de l’internet (Magazine ‘Capital’ de juillet 1996, voir couverture ci-dessous).

C’est que l’internet et le web plus qu’aucune autre technologie émergente croissent à une vitesse vertigineuse et détournent l’attention et l’argent jusqu’à lors focalisée sur 2 grands  avec des conséquences économiques bien réelles, le multimédia et les Autoroutes de l’information, chantiers dans lesquels des pays dont la France sont sérieusement investis en 1995.

La révolution internet” dossier spécial du magazine Capital au mois de juillet 1996 – Crédit photo : Boris Perchat (collection personnelle)
La révolution internet” dossier spécial du magazine Capital au mois de juillet 1996 – Crédit photo : Boris Perchat (collection personnelle)

 

Le supplément du magazine CD MEDIA intitulé 'Internet Reporter' - Edition du mois de mai 1995 - Crédit photo : Boris Perchat
Le supplément du magazine MEDIA intitulé ‘Internet Reporter’ – Edition du mois de mai 1995 – Crédit photo : Boris Perchat (collection personnelle)

 

Magazine Interactif du mois de février 1995 - Consacre plusieurs articles à l'internet - Crédit photo : Boris Perchat
Magazine Interactif du mois de février 1995 – Consacre plusieurs à l’internet – Crédit photo : Boris Perchat (collection personnelle)

En cours :

Je suis en quête d’un logo de l’hébergeur Altern.org et de la société Oléane datant de 1995 et de façon à les ajouter à l’image en tête de l’article.
Le logo FDN en noir et blanc est celui de French Data Network mais il date de 1997. Là aussi je suis en quête d’un logo de 1995.

Sources principales :

www.internetlivestats.com/
fr.wikipedia.org/wiki/Internet_en_France
www.zdnet.fr/actualites/il-y-a-20-ans-l-adsl-fait-entrer-la-france-dans-le-haut-debit-39887067.htm
enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000451/les-debuts-d-internet-en-france.html
www.legaline.com/column7.htm www.cnetfrance.fr/produits/histoire-d-internet-explorer-de-1995-a-nos-jours-39754632.htm#:~:text=Internet%20explorer%20a%20fait%20ses,pack%20d'am%C3%A9liorations%20pour%20Windows.
fr.wikipedia.org/wiki/Minitel#cite_note-ZDnet-35
www.zdnet.fr/actualites/minitel-encore-220-millions-de-connexions-en-2007-39377219.htm
www.ibiblio.org/pioneers/andreesen.html steve-parker.org/articles/microsoft/
www.sam-mag.com/default.aspx?ACT=5&content=391&id=11&mnu=1
fr.wikipedia.org/wiki/Netscape_Navigator
www.letenneur.com/
Magazine Internet Reporter n°1 / 3 / 10

Images en tête de l’article :

Le globe terrestre provient de Shutterstock /  Dima Zel
Les logos des FAI proviennent de scanners effectués sur des magazines issus de la collection personnelle de Boris Perchat (Internet Reporter notamment)
Les logos FDN et Infonie proviennent de archive.org

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Le vendredi soir j’ai besoin de décrocher de ce que je fais la semaine. C’est comme un reset que j’effectue avant de recommencer une nouvelle semaine le samedi matin. En surfant sur je suis tombé sur que je n’ai jamais vu en entier. Je n’ai vu que la seconde partie. Étrange ce … ça parle en même de poltergeist et de … [la suite du contenu est privé][private role=”administrator”] c’est comme si je vous parlais de feuille et de l’… en fait si ça a du sens pour moi, je suis capable de joindre ces apparents opposés (la feuille blanche et la page internet) dans ma pratique de l’internet. Donc je suis tout ouie et repars dans mon visionnage d’Interstellar.[/private]

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tient sa 17eme édition en octobre prochain. J’ai postulé pour m’entretenir devant son public d’un sujet auquel je réfléchis depuis de nombreuses années : l’, enfer ou paradis de la ? Il y a un processus de sélection en interne désormais qui va étudier tous les sujets soumis parmi les aspirants conférenciers. J’espère être retenu car l’actualité ne dément pas sur le sujet et notamment avec OpenSea.io, la plus grande plateforme d’échange de NFT qui a révélé que plus de 80% des NFT créés et mises en ligne gratuitement étaient des “plagiats, des fausses collections et du spam”.
: www.paris-web.fr/
A propos de OpenSea.io : www.presse-citron.net/fakes-plagiat-cette-plateforme-suspend-la-vente-de-nft-jusqua-nouvel-ordre/

En j’avais projeté de donner ma conférence dans une brasserie d’ où je réside mais ce projet avorta. Voici ci-dessous le que j’avais réalisé à l’époque.
L’ de cette conférence est intervenue il y a plusieurs années autour de 2015 et en réaction à la manière dont le web et l’internet évoluaient.
J’ai auditionné pour la présenter à TedX Orléans mais sans succès car on estima qu’elle était trop subversive.

Bref je n’ai pas réussi à convaincre de la nécessité de traiter de ce sujet.

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plastiqueaterre.fr/

L’objectif : créer un service qui permette à chaque personne de signaler à sa commune en quelques secondes au moyen de son téléphone mobile un abandonné à terre sur la voie publique et dont elle croiserait la route en vaquant à ses occupations.

Selon l’emplacement du plastique abandonné à terre il sera fait une distinction sur la collectivité territoriale (commune, intercommunalité, département, région…) qu’il s’agira d’informer par le biais du service et selon les compétences légales de chacune (voirie, cours d’eau, plage, forêt…). Cette distinction sera faite automatiquement par l’application elle-même. Dans un premier on peut envisager un signalement vers un acteur unique parmi ces collectivités et dans l’attente que le dispositif technique soit suffisamment abouti à cette fin.

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